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rale au moment du passage à travers le rein. Aucun mécanime comparable ne peut être invoqué dans l'évacuation directe d'un liquide pleural, dangereux pour l'organisme seu-
lement en raison de sa septicité ou de son volume.
L4° Lésions cardiaques. — Parmi les accidents de la thoracenthèse les plus graves, ceux où la mort survient par Syncope primitive ou secondaire, méritent une attention particulière, et les auteurs à qui il a été donné d'en observer ont essayé d'en éclairer le mécanisme. lei, on ne peut plus invoquer l'embolie {en dehors de quelques cas bien constatés), encore moins l'hystérie, la déplétion brusque, l'épilepsie.
Le réflexe inhibitoire représente la seule théorie douée de vraisemblance, Encore faut-il chercher si ce réflexe se déclenche indifféremment sur n'importe quel terrain.
La mort se produisant par arrèt du cœur, il était naturel de chercher du côté de cet organe si quelque tare antérieure ne le prédisposait à transformer l'arrêt momentané de la syncope en arrêt définitif. Besnier, Trousseau, Auboin, Bertin du Château, Jeanselme abordent successivement la question.
« Il est très admissible, écrit Besnier, que les cardiopathies jouent un certain rôle dans la génèse des accidents, de la syncope mortelle en particulier. Le trauma détermine un arrêt du cœur qui devient définitif si le sujet présente une lésion de l'organe ou un affaiblissement extrême ».
De même Vallin, rapportant l'observation de Laveran éerit : « Peut-être la symphyse cardiaque, accompagnée de dégénérescence graisseuse du cœur et probablement de dilatation, a-t-elle joué un rôle important dans les accidents. Je serais
assez porté à me ranger à cette opnion, car je crois que la
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symphyse cardiaque peut être, par elle-même, le point de départ d'accidents très graves, et en particulier de la syncope et de la mort subite ».
Les données théoriques ont été pleinement confirmées par les recherches nécropsiques.
La statistique quoique restreinte est des plus parlantes sur huit cas de mort consécutive aux interventions sur la plévre, six ont montré des lésions importantes du cœur ou du péricarde
Symphyse, dégénérescence graisseuse (Laveran) ;
Hypertrophie du cœur, péricardite (M. Raynaud, Goodhart, Fraënkel) ;
Atrophie du cœur (Strauss) ;
Hvypertrophie avec dégénérescence graisseuse (Jeanselme).
Le cas publié en 1920 dans le service de M. Apert, où l’autopsie révéla des lésions importantes de myocardite, contrôliées histologiquement, vient à l'appui des précédents et c’est maintenant une proportion de 7/9 que présentent les lésions cardiaques; deux des cas sont relatifs à l’enfant, et nous dirons avec Laveran que « cette complication semble avoir eu une influence non douteuse sur le résultat final ».