‹ Contribution à l'étude des accidents de sphacèle consécutifs aux injections sous-cutanées de sérums artificiels adrénalinésChapitre 10 sur 19 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

GONNET.

Malade de 24 ans, entrée à l'hôpital au troisième septénaire d’une fièvre typhoïde grave. Le lendemain de son entrée, cette malade présente une hémorragie intestinale abondante avec chute prononcée de température, sueurs, adynamie, tendance au collapsus. Je conseillai de pratiquer de suite une injection de sérum glucosé additionné de XII gouttes de solution d’adrénaline au 4/1000° et de la répéter dans la soirée. Les injections furent faites l’une à la face externe de la cuisse, l’autre au flanc. Dès le lendemain, ces deux régions présentaient une teinte livide, sertie d’un liseré violacé, signes caractéristiques d’escarres commençantes. Celles-ci évoluèrent pendant les jours suivants, en même temps que l'élat général s'aggravait de plus en plus. Neuf jours plus tard, la malade succombait à la gravité de ces phénomènes généraux, auxquels étaient venues d'ailleurs s’adjoindre des complications laryngéeset bronchopulmonaires. Ilest à noter que, durant la même période, elle présenta une escarre sacrée, favorisée par l'incontinence d'urine et qui dénotait l’'amoindrissement de la vitalité de ses tissus. Sans doute, il est peu probable que les escarres provoquées par le sérum aient contribué pour une part sérieuse à l'issue fatale; il n’en eût pas été de même si la malade avait guéri, auquel cas elles eussent compli: qué la convalescence de sérieux désagréments.

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