IV. - LES RHIZALYSES
Les dentinites, les pulpites, les arthrites constituent les lésions les plus fréquentes. Nous allons envisager maintenant un accident plus rare et surtout plus rarement constaté : les rhizalyses.
Elles sont plus rares, car leur production paraît nécessiter une position spéciale de la dent de sagesse.
Dans les deux cas où nous l’avons constaté la troisième molaire était incluse très bas dans le maxillaire; sa couronne entrait en contact avec la partie toute inférieure de la dent de douze ans venant se loger sous la racine et s’emboîtant très exactement dans celle-ci. Au lieu d’être horizontale, elle avait une obliquité très marquée, sa position rappelant un peu la position de la dent permanente par rapport à la dent temporaire qu’elle va remplacer.
Les rhizalyses passent fréquemment inapercues; en effet elles n’ont aucune symptomatologie bruyante : dans les deux cas constatés les patients n’avaient jamais présenté de phénomènes douloureux. C’est seulement lorsque la résorption était devenue suffisamment importante pour provoquer une mobilité marquée de la dent qu’ils étaient venu consulter et réclamer l’extraction.
Aucune radio n’ayant été faite auparavant, nous n’avons pas eu de cliché radiologique montrant les positions relatives des deux dents.
Mais à l’examen, après l’extraction, la dent de
douze ans présentait une rhizalyse extrêmement étendue, et, dans la cavité ainsi créée, la couronne ‘° la dent de sagesse venait s’emboîter parfaitement, sans le moindre jeu possible, indiquant ainsi la situation relative des deux dents.
De plus l'examen de la cavité radiculaire montrait qu’il ne s’agissait nullement d’une carie banale, car elle ne contenait aucune substance ramollie ; les parois en étaient absolument nettes, polies, constituées par de la dentine saine présentant en tous points la couleur et la consistance du tissu normai.
Formes cliniques.
Rhizalyses à distance.
C’est, semble-t-il, un accident rare. Nous n’en avons jamais rencontré. BERCHER en a rapporté un cas. La résorption portait sur la dent de douze ans, plus sur la racine distale, moins sur la racine mésiale, et aussi sur la dent de six ans mais d’une facon moins intense.
Dans ce cas d’ailleurs l’attention avait été attirée par des troubles névralgiques du côté droit de la face, du crâne et de la nuque.