V. -- LES DEPLACEMENTS DENTAIRES
Plusieurs auteurs, et tout spécialement les orthodontistes, ont observé des cas de déplacements dentaires consécutifs à l’évolution d’une dent de sagesse en malposition.
La troisième molaire, lorsqu’elle est horizontale ou très inclinée, exerce en effet une pression sur les dents situées en avant d’elle. Lorsque celles-ci sont normalement placées, sans diastèmes entre elles, la poussée provoquée par l’évolution de la dent de sagesse demeure sans effet, car l’effort se transinet par les points de contact et il est supporté par la totalité de l’arcade; mais, s’il existe des malpositions, même légères, telles que rotations axiales ou marginales, vestibulo ou linguo-position, les dents ne se maintiennent plus les unes les autres et des déplacements peuvent se produire.
S'ils sont importants, les troubles de l’articulé attirent directement l’attention du sujet. Dans le cas contraire ce sera par exemple une mono-arthrite consécutive à la modification d’engrènement qui donnera l’alarme.
Tels sont les différents accidents dentaires que peut provoquer une dent de sagesse au cours de son évolution. Nous venons d’en brosser le tableau clinique; il nous reste à essayer d’en dégager la pathogénie, ce sera l’œuvre du chapitre suivant.
ETUDE PATHOGENIQUE
La pathogénie des divers accidents que nous venons d’exposer pose des problèmes extrêmement difficiles à résoudre. Aussi, comme toujours en pareil cas, de multiples théories ont été conçues sans que des arguments décisifs aient pu jamais imposer l’une ou l’autre d’entre elles.
Dans les pages qui vont suivre nous allons exposer les différentes conceptions possibles.