‹ Contribution à l'Etude des Accidents du SkiChapitre 13 sur 22 · ACTES · texte numérisé non relu

ACTES

ral par arrachement dans des. traumatismes très violents. | Donc c’est la première variété de cas que nous retiendrons comme lésion particulière au cours des accidents du ski. Nous avons eu l'occasion cet hiver d’en voir plusieurs et nous nous permettons d’en citer un à l'appui. |

OBS. -- M. L., 27 ans. Pendant sa première sorti en ski, alors qu’il apprenait à faire le chasse-neige, il croise ses skis et tombe en avant. Il ressent une viv® douleur dans le genou et dans toute la jambe, qu'il croit brisée. Pourtant, après un moment, il peut se relever avec l’aide de quelqu'un et faire à pied le tra jet qui le sépare de l'hôtel. A l'examen, ie genou paraît normal, mais on trouve facilement le « skipunkt >» très douloureux. Les mouvements ne sont pas très réduits, sauf l’extension. L. doit être évacué en luge de secours. La radiographie est négative. Le repos absolu de la jambe avec extension progressive, des douches d’air chaud ou des cataplasmes ont beaucoup soulagé le sujet ; la mobilisation a pu se faire après une semaine et la guérison totale est survenue après une quinzaine de jours. Il persiste longtemps aprés une douleur légère à la palpation de l’endroit lésé, mais sans entraîner de gêne fonctionnelle. |

Braine et Goury insistent, très justement, sur le fait qu’il est des cas où l’entorse au lieu de sièger uniquement à l’une des extrémités de torsion du membre, peut se constituer en entorse bipolaire, ou double d: la cheville et du genou. Les lésions seront les mêmes et n’offrent d'intérêts que par leur simultanéité. M. et

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