DEAN TU
J. Grenet définissent cette lésion comme l’équivalent ligamentaire de la fracture spiroïde du tibia accompagnée de la fracture haute du péroné.
Il nous faut signaler encore les lésions du genou, intéressant le ménisque et les ligaments croisés. Ceux- C1 sont assez rares. Braine indique que sur 200 ménisques dus à des accidents sportifs variés opérés dans son service, aucun ne provenait d'un traumatisme du ski. Grenet ne cite que 3 cas douteux en 3 années. Par contre, les auteurs allemands, (Mandl, Kocev, Konaflach, etc.) semblent trouver des proportions plus grandes, toutefois, ils signalent qu'on les rencontre surtout dans les accidents survenus chez les spécialistes du saut de tremplin.
Les atteintes des ligaments croisés sont plus fréquents et on les trouve surtout chez les femmes ; eiles s’accompagnent presque toujours de lésions du piateau tibial.
OBS. -— Mme Br, 34 ans. Par bonne neige poudreuse, elle veut exécuter un virage chasse-neige à trop grande vitesse ; par l'effort latéral, la fixation défectueuse cède sous le poids, et le pied ainsi bloqué dans la neige forme pivot de rotation au corps, peudant la chute. Entorse du genou avec forte hémarthrose. Impotence totale. Mouvements de rotation de la jambe fléchie très douloureux et léger signe du tiroir, montrant une atteinte des ligaments croisés. La radio révèle, en plus, un arrachement de l’épine du plateau tibial.
Nous avons passé en revue les principales lésions de l'appareil ligamento-articulaire, aue l’on trouve
dans les accidents du ski, en insistant sur les plus {ÿp1-
s pad EC F ques. Il nous reste encore à décrire les fractures par. culières que l’on rencontre dans ce sport.
III. — Les fractures < .Nous avons déjà signalé que la proportion générale des fractures était de une sur six accidents de ski. Certains auteurs trouvent une fréquence plus grande; Knoflach, sur 1100 accidents signale 477 fractures et Mock sur 1200 lésions en compte 396. En ce qui concerne la répartition des fractures une statistique de M. et J. Grenet parait très bien illustrer l'opinion généralement admise à ce sujet. Sur 115 fractures dues au ski, ils trouvént : EU nie. fractures cervico-trochantériennes ; 1 fracture de la diaphyse fémorale; :
28 fractures doubles (péroné et tibia); 18 fractures isolées du tibia; 55 fractures du péroné dont 52 malléolaires; 10 fractures du membre supérieur; 2 fractures du coccys. | FES
Donc en gros on peut dire que 103 de ces fractures siègent au membre inférieur et 10 au bras. Ceci fait bien ressortir la prédominance des lésions à la jambe dans les accidents de ski.
Il se dégage des observations des différents auteurs une autre notion plus étiologique : la fréquence des fracture augmente chez les sujets qui ont dépassé la trentaine. L'âge ne donne plus, sauf par un,entraîne-
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ment intense, une souplesse assez grande des articulations. D’autre part, dans le jeune âge la souplesse du squelette exposerait à des fractures sous-périostées en bois vert.
En dehors de certains traumatismes graves, que nous nous bornerons à citer pour mémoire, nous insisterons surtout sur les fractures de la malléole externe et les fractures spiroïdes de la jambe qui de loin sont les plus nombreuses et les plus typiques au ski.
Il est, de l’avis général, exceptionnel de trouver des fractures du crâne. Dans ce domaine, on rencontre plutôt des fractures parcellaires du massif facial par empalement sur les bâtons : fracture du maxilliaire inférieur, fracture d’une paroiïe de l'orbite ou de Pantre d’Higmore (Breitner), des fractures du nez.
En ce qui concerne les lésions du rachis, elles constituent des observations et des publications isolées. Vacchelli en cite 2 de la colonne lombaire. Gourdon publie un cas de fracture cervicale avec luxation concomitante, Mock en a observé 16 en 10 ans. Ruppermanp cite même deux cas mortels; tout le monde a encore en mémoire le cas mortel du champion italien Sertorelli survenu pendant une course de descente à Garmisch-Partenkirchen en 1937. Tous ces accidents graves surviennent à des skieurs de classe, par choc direct dans une chute à grande vitesse.
Il en est de même pour les fractures du bassin; elles sont très rares, et il existe plutôt des cas de disjonction de la symphyse. Il est à signaler des cas de