‹ Contribution à l'étude des accidents dus à l'évolution de la dent de sagesse supérieureChapitre 17 sur 25 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(Docteur TOURTELOT)

Accident de la dent de sagesse supérieure

Au mois de mai 1899, M. L..., instituteur, à Biron, près de Pons, âgé de 38 ans, venait me consulter pour une névralgie trifaciale double avec stomäatite intense et léger trismus des mâchoires. >

A l’examen de.la bouche, je reconnus des dents saines et fortes, mais! il lui manquait les deux dents de sagesse du bas, qui, me dit-il, n'avaient jamais paru. Les deux dents de sagesse supérieures en revanche, n'ayant pas d’antagonistes, s’étaient développées d’une façon démesurée et dépassaient de près d’un demi-centimètre les grosses molaires voisines.

Lorsque le patient voulait fermer la bouche, ses dents de sagesse s’imbriquaient avec ses deuxièmes grosses molaires inférieures, en lui pinçant les joues et lui contusionnaient fortement la gencive, au point qu’il ne pouvait mastiquer et s'était mis au régime du lait et des aliments liquides,

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Toute la bouche, les piliers du voile du palais, la gorge et l’arrière-gorge étaient le siège d’une vive inflammation. Les glandes sous-maxillaires étaient prises, M. L.. qui était en traitement depuis plusieurs mois n’éprouvait aucun soulagement de tous les remèdes qu’il avait employés, et vint me consulter sur l’avis de son médecin.

Je n’eu pas de peine à reconnaître que la cause du mal était dans l’allongement exagéré de ses deux dents de sagesse, dont je réséquais les tubercules au niveau des grosses molaires voisines avec une meule de corindon montée sur le tour à fraiser. Ë

Je lui prescrivis des bains de bouche, brossage énergique des dents matin et soir, quelques cachets de bromydrate de quinine. Au bout de quelques jours, M. L.. venait me remercier de sa guérison.

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