‹ Contribution à l'étude des accidents dus à l'évolution de la dent de sagesse supérieureChapitre 21 sur 25 · TRAITEMENT PRÉVENTIF · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PRÉVENTIF

Un grand nombre d’auteurs attribuant au manque . de place les accidents qui se produisent au niveau de la dent de sagesse, ont été amenés à préconiser comme traitement préventif de ces accidents l'extraction systématique des quatre premières molaires. Ces dents étant presque toujours atteintes de lésions de carie, il n’y a pas lieu, pensent-ils, d’hésiter à en conseiller l’extraction qui, pratiquée au moment de l’apparition de la dent de 12 ans, ne produira aucune déviation importante dans la position des autres dents et ne nuira pas à la bonne disposition de l’articulation.

Cette méthode, déjà conseillée par Bourdet, en 1757, puis par Fox, Tomes, Andrieu, etc., a été préconisée depuis par Cruet, Siffres et Pietkewitz, et exposée en détail dans la thèse de Roy.

Aujourd’hui, elle ne rencontre presque plus de défenseurs, surtout en ce qui concerne la dent de

sagesse supérieure, moins directement intéressée par la présence des obstacles mécaniques. Des accidents ont été constatés même en l’absence de la première et de la deuxième molaires, et la dent de six ans joue un rôle trop important dans l’occlusion et la constitution de la surface triturante, pour que l’on puisse recommander son extraction systématique, dans le but d'éviter des accidents aléatoires.

Le seul traitement prophylactique des accidents consistera donc à surveiller attentivement l’apparition des dents de sagesse, à réaliser au maximum lantisepsie buccale pendant la durée de leur évolution et à se tenir prêt à intervenir dès les premiers symptômes d'infection constatés à ce niveau.

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