‹ Contribution à l'étude des accidents dus à l'évolution de la dent de sagesse supérieureChapitre 8 sur 25 · PLU A · texte numérisé non relu

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lésions sur les muqueuses voisines, des ulcérations de la langue, du voile du palais ou du sillon vestibulaire. Dans une observation citée par Tomes, la dent de sagesse supérieure avait même traversé complètement les téguments de la joue et était visible à l’extérieur sous les favoris. Ces ulcérations, bien que présentant souvent, par suite des phénomènes infectieux consécutifs, une allure clinique analogue, ne doivent pas être rangées parmi les accidents vrais, dus à l’évolution de la dent de sagesse, mais être considérées comme des ulcérations dentaires banales, comparables à celles qui pourraient être produites par une carie tranchante de la troisième molaire. La présence de la dent en position vicieuse ne permettra aucune hésitation dans le diagnostic et les symptômes cèderont rapidement à l’avulsion de celle-ci et au traitement antiseptique local.

Mais souvent l’inclinaison de la dent empêche complètement son éruption ; elle reste incluse dans le maxillaire, généralement en position transversale, la couronne venant buter contre la deuxième molaire ou, au contraire, tendant à se dégager sur la face postérieure de la tubérosité. Le développement de sa racine étant achevé, elle n’aura plus de tendance à apparaître, et s’il n’existe pas de communication entre sa cavité péricoronaire et le milieu buccal, elle restera incluse dans le maxillaire, où la radio seule pourra révéler son existence, sans donner lieu à aucun accident. Elle pourra cependant être la cause de douleurs névralgiques très violentes, par compression de troncs nerveux, et même, sa couronne d’émail dur pressant

| : — 27 — / sur le cément radiculaire de la dent de douze ans, pourra amener la résorption de ce cément et la mise à nu de sa pulpe, provoquant ainsi de vives douleurs, dont rien extérieurement ne décèlera l’origine, saûf l'absence de la dent de sagesse.

Cette troisième molaire pourra également, comme toute dent arrêtée dans son évolution, être à l’origine de formations kystiques, sur la pathogénie desquelles nous ne pouvons pas nous étendre ici. La belle observation du Docteur J. Tellier, que nous publions dans le texte (Observation V), offre un exemple très intéressant de kyste dentifère développé au maxillaire supérieur, au niveau d’une dent de sagesse présentant une anomalie de position telle que la face triturante regardait directement en haut.

Enfin surtout, par suite de la résorption osseuse, de l’avulsion de la dent de douze ans voisine, ou d’une ulcération produite par un appareil prothétique, la cavité péricoronaire de cette dent incluse pourra être mise en communication avec la cavité buccale, et, cette dent, souvent depuis longtemps tolérée, amènera brusquement des accidents infectieux graves. Il semble bien que ce soit là l’origine de la majorité des accidents de la dent de sagesse supérieure.

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