IV. — DES INDIGATIONS À L'ACCOUCHEMENT PRÉMATURE ARTIFICIEL
Les indications de provoquer l'accouchement avant terme sont toutes indiquées en substance dans la phrase de Velpeau : Non-sewlement dans les cas de bassin vicié mais dans toutes les circonstances où la grossesse se prolongeant met en danger la vie du fœtus ou celle de la mère. Laissant pour un dernier article la discussion sur Son opportunité dans les rétrécissements du bassin, nous classerons sous les divers chefs suivants :
1° Maladies de l'œuf.
2e Maladies de la mère indépendantes de la grossesse mais aggravées par elle.
"8° Maladies de la mère dues à la grossesse.
4° Vices de conformalion du bassin.
Discutons rapidement les indications diverses admises par les accoucheurs d'aujourd'hui.
Maladies de l'œuf. — L'hydramnios necessite parfois l'interruption de la grossesse, Lorsque les symptômes qui l'accompagnent sont fort accentués, que les douleurs et les vomissements mettent la mère dans un état alarmant par leur drrée et leur tenacité, lorsque le volume du ven-. tre cause des phénomênes graves de compression, d'œdème ou de dyspnée on est autorisé à intervenir. Il faudra être sûr de l’augmentation continue du liquide qui au-
rait des tendances dans la majorité des cas, à diminuer de David ÿ
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lui même vers le huitième mois ou sous l'influence des diurétiques et du régime lacté et n'avoir obtenu qu'un résultat négatif par le traitement à l'iodure de potassium.
En un mot, ce n'est qu'après avoir épuisé l'arsenal thérapeutique ordinaire, devant la menace instante d’un dénouement fatal à la mère et à l'enfant qu'on pratiquera la ponction de l’œuf. Il faudra avoir grand soin de rompre les membranes de façon à surveiller l'écoulement du liquide dont l'issue trop brusque pourrait produire une procidence du cordon ou des membres ; il faudra s'assurer ensuite que l'utérus qui n’est plus surdistendu se contracte d’une manière efficace.
. La mort du fœtus, n’est pas à notre avis, une indication à l'accouchement provoqué. Il faudrait, pour justifier, une intervention que la macération du fœtus occasionnât des accidents de septicémie mettant les jours de la mère en danger.
Dans un certain nombre de cas, la cause de la mort du fœtus est connue ; elle est dûe à la syphilis, à l'anémie, aux altérations du sang maternel, elle dépend de maladies aiguës ou d’affections utérines. Quelquefois cependant, la cause de cette mort reste ignorée et il se présente à nous des femmes dont le fœtus a succombé à plusieurs grossesses successives et à la même époque, d'ordinaire vers les dernières semaines.
Chez quelques sujets, le fœtus succombe vers les dernières semaines du huitième mois, chez d'autres, il meurt à une époque de plus en plus rapprochée du terme si bien
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