I, — DES DIFFÉRENTS PROCEDES OPÉRATOIRES
De l’article précédent nous pouvons conclure que depuis deux siècles l'accouchement provoqué a été employé par les accoucheurs de tous les pays. Il résulte alors une grande variété dans les moyens mis en œuvre pour obtenir le résultat, variété provenant tout à la fois et des différences de pays et des perfectionnements sans cesse renouvelés et aussi de l’imaginatiou et de l’amour-propre de chaque accoucheur qui veut modifier afin d’en faire sien le procédé du voisin.
Ces procédés, en quelque sorte innombrables et sur lesquels nous glisserons assez rapidement, peuvent se placer sous divers titres.
1°) Médicaments internes. — Abandonnées aujourd’hui au point de vue thérapeutique, certaines substances ont joui d'une certaine vogue, à cause de leur action élective sur la contractilité utérine. On sait en effet que pour les unes, comme l’ergot de seigle, par exemple, l’action au lieu d’être eutocique est précisément inverse. Pour les autres, l’action provocatrice du travail n’est due qu'à l’intoxication de l'organisme. Cette intoxi-
cation qu'on a vue quelquefois survenir très rapidement chez certains sujets peut malgré de fortes doses ne point se faire sentir chez d’autrés moins sensibles Ce son ‘: l’iodure de potassium, la rue, la sabine, l’if, l’'absinthe, le sulfate de quinine. Depuis quelques mois Marsman emploie la pilocarpine. Tous ces agents sont abandonnés.
2° Moyens intéressant les membranes de l'œuf dans leur continuité. C'est le procédé de la rupture des membranes suivie après un temps plus ou moins long du début du travail. La perforation peut se faire.au niveau du col. Tel était en effet le procédé usuel de Mauriceau et de Deventer qui se servaient d'un instrument pointu ou plus simplement du doigt et de l’ongle taillé en pointe, à une époque où l’’antisepsie n’était même pas soupçonnée. Ritgen à créé un appareil assez compliqué pour servir à cet usage. Il se compose d'une canule et d’une capsule percée d'un trou à la partie terminale : un piston glissant dans la canule fait le vide etles membranes cèdent par aspiration. C'est ce procédé qu ‘employait également Macaulay en Angleterre et qui facilitait extraordinairement les procidences des membres et du cordon : aussi on s’est efforcé de pratiquer la ponction des ne sur un point plus élevé. Dans ce but Meissner faisait usage d’une sonde qu'il introduisait dans l'utérus en soulevant les membranes : 2 mandrins, dont l’un mousse employé comme conducteur
et dont l’autre en trocart servait à perforer, complétaient son outillage. |
Villeneuve agissait de même, mais il avait remplacé
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