‹ Contribution à l'étude des Accouchements Prématurés ArtificielsChapitre 5 sur 38 · SUR · texte numérisé non relu

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les mandrins par un stylet de 85 centimètres, divisé en £ branches qui s’écartant à la partie terminale, déchiraient les membranes. Dans sa thèse, le Docteur Gislain (1873) préconise le même système, aujourd'hui peu usité et si la

. rupture des membranes se produit c’est le plus souvent par

suite de l'exécution défectueuse de tout autre procédé.

3° Moyens intéressant les membranes de l’œuf dans leur contigüité. Le procédé le plus en vogue et qui a donné naissance à une multitude d'appareils, c’est le décollément. ;

Hamilton décollait les membranes avec le doigt. On a usé depuis, de toutes sortes d'objets pour obtenir ce résultat et c'est ainsi que Braun se servait d’une corde, d’un boyau, que Zuidhaek et Calderini employaient une bougie en cire : Porak préfère dans ce but une sonde et une bougie ordinaire. Voici la description du procédé de Cohen et Blot : On glisse dans l'utérus une canule recourbée comme une sonde de femme par laquelle on injecte 80 grammes d'eau de goudron.

Gaillard Thomas, en 1885, opérait ainsi : La femme est placée en travers du lit, l’accoucheur entre les cuisses de la patiente se sert d'une serigue à longue canule qu’il fait pénétrer dans le canal cervical de façon à projeter un fort courant d’eau chaude sur les membranes. Au bout de 19 minutes la dilatation du col est de la dimension d’une pièce de 2 -francs. Quant ce résultat est atteint, on fait passer une sonde en gomme entre les membranes et la paroi utérine. La patiente est replacée dans le litet le tra-

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vail s'achève. D'autres ont préconisé des injections de glycérine,

Krause, plus simplement, introduisait une sonde. C'est le procédé que nous avons nous-mêmes employé et sur lequel nous nous étendrons davantage puisque nous en avons l’expérience.

Malheureusement le travail est long. De là, d'autres moyens, moyens qui excitent davantage la contractilité utérine, hâtent l'expulsion et transforment suivant l’expression même d’un des auteurs l'accouchement ordinaire en accouchement gémellaire dont le Premier fœtus est réduit à la tête. |

Parmi les divers ballons, nous citerons ceux de Barnes, de Champetier, de Boissard, de Treube, de Clourat, de Tarnier.

Le ballon de Champetier de Ribes est assez volumineux ; il exerce par sa présence une action assez vive pour déterminer le travail et, par son volume, il dilate les parties molles, créant aiasi une voie plus facile pour le fœtus. C'est une sorte de cône en soie mince et souple recouvert d’une double couche de caoutchouc. La hauteur est de 10 à 12 centimètres et la partie la plus large, lorsqu'il est plein, mesure 30 centim. de circonférence. Un tube légèrement conique, long de 6 à 7 centim., lui fait suite : il est muni d’un robinet qui peut se fermer après que le ballon est rempli. On introduit ce ballon avec des pinces spé- : ciales munies de mors et ayant une courbure suivant l’axe du vagin. Quant le ballon est introduit, on ajuste une se-

ringue au robinet ou on injecte de l’eau tiède pour distendre le ballon. On gradue la contenance du balloa suivant la contractlité utérine et le travail ne dure guère plus de vingt-quatre heures.

Le ballon du professeur Tarnier, sur lequel comme les autres, nous passerons rapidement, est, à proprement parler, un tube caoutchouc terminé par une ampoule dilatable ; il est accompagné d’un conducteur métallique formé par une demi-tige dont l’extrémité est recourbée comme une sonde d'homme. Après essayage, on introduit le tube conducteur jusqu'à ce que l’ampoule soit au-dessus de l'orifice interne du col, on fait pénétrer l’eau par le tube de caoutchouc et on attend que le travail se déclare. Ce procédé, d’après M. Pinard, serait le meilleur à employer chez les primipares.

Le ballon de M. Boissard ressemble beaucoup au précédent et se manœuvre de même. Il comprend un tube en caoutchouc long de 30 centimètres, gros comme une plume d’oie et se termine par une ampoule qui, distendue, acquiert le volume d’une grosse orange. II est muni de même d’un tube métallique pour l'introduction.

M. Traub décrit encore, en 1890, un outil du même genre. M. Crouzat, s'inspirant de l’écarteur Tarnier a construit un accélérateur-bougie et un accélérateur-ballon. Voici commment il décrit son modus faciendi, :

«J'ai pensé que deux bougies placées à l’opposé l’une de l’autre dans la cavité utérine auraient une action plus “efficace si elles étaient montées sur un instrument analo-

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