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MORT\LITÉ DES ENFANTS SUIVANT LES PROCÉHDÉS

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Ballon Boissard, d’après la statistique de M. Boissard. 22 ve

Il faut tenir compte que cette mortalité remontant à plusieurs années renferme tous les cas, sans distinction, ayant nécessité l'accouchement prématuré. Budin d’un

avis opposé, s'appuie sur sa propre expérience pour affirmer que le procédé des ballons, ouvrant une voie plus large, cause une mortalité plus considérable par les procidences ou les changements de position qui viennent compliquer l'accouchement. Et de fait dans la statistique citée plus haut le ballon de M. Champetierdonne une mortalité plus élevée que la sonde de Krause.

En résumé, nous n'avons eu qu'à nous louer du procédé de Krause, qui tout en réunissant les avantages de celui de M. Tarnier lui est préférable par sa grande simplicité : un instrumentspécial estinutile, une simple sonde suffit, on ramollit cette sonde, et on la rend antiseptique enla plongeant dansune solution de sublimé à un millième pendant 24 heures. L' antisepsie des mains de l'opérateur ‘et du vagin de l’opérée sont nécessaires cela va sans dire et l'on possède ainsi un procédè à la portée de tous les praticiens qu'on peut mettre à exécution dans les plus brefs délais possible.

Jil. DU MODE DE PRÉSENTATION DANS L'ACCOUCHEMENT PRÉMATURÉ ARTIFICIEL

Nous nous demanderons s’il est préférable, dans le cas d'accouchement prématuré d’avoir affaire à une position du sommet ou bien à une présentation du siège ?

On a longtemps admis que la présentation du sommet était la position la plus favorable car © est celle qui crée le moins de complication et avec laquelle le fœtus est le moins

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éxposé à soufirir durant le travail. D’après les expériences de MM. Budin, Champetier de Ribes, Milne et Goodwal la balance semble pencher un peu en faveur des présentations del’extrémité pelvienneet cesaccoucheurs proposent même dans les cas difficiles d'accouchement avant terme d’avoir toujours recours à la version podalique et non au forceps. S'il arrivait donc dans un accouchement prématuré de rencontrer une présentation du siège, il ne faudrait pas considérer ce fait comme une circonstance défavorable.

Mais nous nous demandons si dans les cas où l’enfant se présente par le sommet il n’y aurait pas avantage à pratiquer la version podalique par manœuvres externes afin d’avoir toujours affaire à une présentation dn siège ? Cette question est si complexe et les faits différent tellement entre eux qu'il parait difficile de la résoudre sûrement. Il nous semble que dans les bassins modérément rétrécis, une application de forceps, si elle devient nécessaire n'est pas redoutable aujourd'hui ; mais si le bassin est rétréci à l'extrême elle devient au contraire très dangereuse et parfois impossible, Nous croyons donc pouvoir conclure que : dans lesrétrécissements modérés il ne fa udrait pas craindre la présentation du sommet et ne rien faire pour la convertir en présentation du siège. Mais dans les rétrécissements extrêmes si l’accouchement ne se terminait pas spontanément, comme une application de forceps serait impossible et une version difficile après l'écoulement des eaux, on semble autorisé dans ces cas à pratiquer, avant la provocation du travail la version podalique par manœuvres internes,

Dès 4881 Budin prescrivait l'extraction podalique dans ces cas. en ayant soin de faire remarquer qu'il faut opérer la tèté fléchie. Si en effet on laisse la tête se défléchir, le diamètre bi-pariétal du fœtus se mettra en rapport avec le diamètre rétréei du bassin de la mère, tandis que si l’on a soin de fléchir la tête du fœtus par l'introduction de deux doigts dans la cavité buccale, le diamètre bi-temporal qui est encore plus petit et plus réductible viendra remplacer le diamètre bi-pariétal. Les mesures deChampetier de Ribes montrent qu'en mettant la région de la nuque du fœtus sur la ligne innominée, on se rapproche du diamètre bitemporal eton peut gagner jusqu'à un centimètre et demi.

Dans ce cas, Budin dit que le forceps ne pourrait rendre le même service. En appliquant cet instrument, dit-il, on comprimerait les diamètres opposés ; en appuyant d’une part sur l’occiput et en comprimant ces diamètres on rendrait les autres, c’est-à-dire le bi-temporal et le bi-pariétal, irréductibles. Il semble donc démontrer ainsi que la tête venant la dernière franchira un rétrécissement alors que venant la première elle ne pourrait pas passer. Aussi recommande-t-il toujours cette manœuvre dans les cas d’accouchements provoqués à 8 mois. Simpson, Braxton-Hicks, Barnes et Nœgelé, Holl, Scanzoni et Schræder semblent aussi préférer la version au forceps quand il faut intervenir pour terminer l'accouchement avant terme.

Fehling, de son côté, signale que dans l'accouchement prématuré provoqué, le contre temps le plus fâcheux c’est

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