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reuses et il persistait un mauvais fonctionnement de l'intestin. Selles mal liées, fréquentes surtout la nuit.
En automne 1917, nouvelles crises douloureuses abdominales au moment et même dans l'intervalle des règles : le maximum des douleurs siège nettèment à gauche, et s'irradient le long du côlon descendant. Langue saburrale persistante, amaigrissement; poussées fébriles très fréquentes à 38°-38°2, vers 5 à 6 heures du soir, non modifiées par le repos au lit ou sur la chaise longue. M. Bouveret, consulté, étroit à de la colite et rattache aux phénomènes intestinaux les douleurs ét l’amai- grissement. Un régime alimentaire sévère est institué : pas d'amélioration,
M. Tixier examine, à plusieurs reprises, la malade. Au point de vue gynécologique, l'utérus est peu volumineux, très’ mobile. Pas de salpingite perceptible mais l'ovaire gauche est de plus en plus volumineux. Pas de pelvi-péritonite appréciable. Même état pendant les premiers mois de 1918. La malade, toujours souffrante, réclame une intervention radicale. .
Deurième ‘intervention (214 mars 1918) : M. le professeur Tixier repasse par l’incision de Pfannenstiel. Aucune adhérence anormale au péritoine pariélal antérieur. Au niveau de la corne utérine gauche, le pétit nodule fibreux constaté lors de la première intervention a notablement augmenté. La trompe correspondante paraît nettement enserrée au niveau de sa portion interstitielle, elle est un péu vélumineuse, mais son pavillon est libre. L'ovaire gauche, seul restant, est nettement, scléro-kystique : il est volumineux, mais libre, sans adhérences. Un peu de liquide en quantité anormale dans le Douglas. ;
Une hystérectomie âvec ablation des annexes gauches est pratiquée. Suites parfaites sans incident Convalescence très rapide. |
La malade reprend rapidement de l'embonpoint et déclare ne-plus souffrir de son côté gauche et ne plus présenter aueune irradiation du côté de l'intestin à gauche, ni du côté des reins. :
Point intéressant : les troubles intestinaux ont complètement disparu, plus de selles liquides, une seule évacuation par jour, des plus normales. |
Depuis cette deuxième opération, la malade à engraissé, elle n'a plus aucun trouble dans la sphère génitale.
Elle conserve une tendance à avoir une élévation de tem pérature à 37°8-38°, l'après-midi, vers 5 heures.
Examen de la pièce : La trompe et lovaire droits, enlevés en 1917, n'ont pas été conservés ; l'adénomyome avait levolume d'un gros pois. :
Pièces conservées de la 2° opération (1918). — Utérus ‘devolume et de consistance normale. Col à orifice normal, rien à l'isthme. Pas d'endométrite. L'ovaire à presque totalement subi la dégénérescence seléro-kystique. La trompe a son pavillon ouvert : petit nodule süur son tiers inférieur, recusitii.
L'adénomyome est du volume d'un pois.
Examen histologique (dû à l’obligeance de M. Michon). — Il s'agit d'un adénomyome : J
Au centre de là préparation, coupe de la muqueuse de la. corne utérine. Tout autour d'elle tissu musculaire lisse normal, mais au milieu de ce tissu, éléments épithéliaux au milieu des fibres musculaires. Ils ont sur la coupe un aspect arrondi ou allongé, une seule couche de cellules cylindriques, seules, ou groupées par amas de 2-6.
Le petit module, pris à la partie moyenne de la trompe, révèle une nature adénomyomateuse. l
OBSERVATION II (inédite) (Due à l'obligeance de M. le professeur TIXIER)
Fibrome au devant de là corne utérine droite. Adéno-fibrome de la corne utérine gauche : gros ovaire scléro-kystique gauche. Pfannenstiel, hystérectomie : conservation de l'ovaire droit.
Mille D... M. 26 ans, institutrice.
Envoyée à l'Hôtel-Dieu, salle Sainte-Anne, par M. le professeur Tixier, le 14 octobre 1919,
A. 'H. — Père et mère âgés de 54 et 50 ans. Père souffre d'affection pulmonaire chronique. Un frère, âgé de 3 ans,.em
On
bonne santé. Une sœur de 22 ans (souffre également au moment .
de ses périodes menstruelles). Un frère âgé de:13 ans.
À. P. — La malade prétend n'avoir jamais’ été malade ef ne présente aucun antécédent bacillaire personnel. Réglée à 12 ans, d'abord très régulièrement et normalement. Puis trois mois après, la malade commence à éprouver une crise douloureuse le 3° jour de chaque période menstruelle : douleur siégeant uniquement dans la fosse iliaque gauche. Parfois ces crises provoquaient des nausées et des vomissements hilieux. Les règles étaient normales et duraient 4 jours environ. Dès l'âge de 12 ans, chaque période menstruelle était donc très douloureuse. Entre chaque période, rares pertes blanches. Il y a trois ans, pleurésie droite d'une durée de 3 mois, non ponetionnée. Pendant les deux années qui ont suivi, les règles
ont cessé d'être douloureuses. Puis en février 1919, les dou-
leurs recommencent, siégeant toujours dans la fosse iliaque et survenant deux jours après des règles qui, d'ailleurs, étaient normales Comme abondance et durée. Devant la persistance de ces douleurs, la malade va consulter M. le professeur Tixicr qui la fait rentrer dans son service à l'Hôtel-Dicu.
Toucher vaginal : Malade vierge. Utérus un peu gros en antéflexion, pas très mobilisable. Douglas infiltré avec gros ovaire gauche.
Examen des urines : Pas dalbumine.
Intervention : Le 18 octobre 1919, Pfannenstiel : A l'ouverture du ventre on aperçoit une masse grosse comme une mandarine,-à aspect bleuté, recouverte de séreuse. C’est un fibrome implanté exactement en avant de la corne utérine gauche, refoulant en arrière l'implantation de Ja trompe et étalant le ligament rond. : a
Ï1 s'agit d’une femme de 24 ans, fiancée : on décide donc de tenter une énucléation du fibrome avec conservation de l'utérus. Celle-ci s'exécute correctement. Mais alors on découvie un fibroadénome oblitérant la trompe droite et enfin un kyste (mandarine) développé au dépens de l'ovaire gauche. Il faut donc pratiquer une hystérectomie subtotale, une des annexes à gauche avec conservation de l'ovaire droit. Suites opératoires parfaites. La malade n’a pas été revue.
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Examen histologique. : Il s'agit d'un myome simple. Le tissu conjonctif est normal, pas d'éléments fibromateux, pas d’élément épithélial, pas d'adénome (examen histologique dù à l’obligeance de M. Michon).
OBSERVATION III (inédite) | ‘(Due à l'obligeance de M. le professeur TIXIER)
Adéno-fibromes bilatéral des cornes utérines. Salpingites kystiques. Pfannenstiel. Hystérectomie totale et appendicec-
tomie. ;
Mme B.… F.., âgée de 45 ans, entre à la Clinique chirurgicale de M. le professeur Tixier, salle Sainte-Anne, pour crises douloureuses abdominales datant de trois mois ( 3 août 1920). “ |
Antécédents : Cicatrices d’adénites cervicales de lenfance. Bronchite au sommet gauche ayant duré plusieurs années ef accompagnée de troubles de l’état général.
Vieille rhumatisante, avec poussées multiples, une vieille sciatique gauche dont elle souffre encore.
Un passé gastrique peu définissable : pesanteur, congestion faciale dans l'intervalle digestif, mais jamais à siège préeis. Pas d’ietère, ni douleur dans l'épaule droite.
Mariée, une grossesse, Bien réglée tous les vingt-cinq jours, règles douloureuses avec irradiations dans la cuisse droite.
L'affection actuelle a débuté il y trois mois ; 3 crises de côliques abdominales, douloureuses, à-début brusque, dans la fosse iliaque droite, avee vomissements. Constipation, élévation de température à 39°, et durée de quatre à six jours. La première crise date de trois mois. £a suivante à un mois d'intervalle et la dernière, il y à quinze jours. À signaler que ces {rois crises ont coïncidées avec le début des règles.
À l'examen, la malade a le teint un peu pâle, 37°4. Abdomen souple. Point douloureux localisé au Mac-Burney, pas de point vésiculaire. Foie normal.
Toucher : 17 juillet 1920. Utérus en antéflexion. Col farci
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d'œufs de Narboth, non ouverts. Corne gauche et annexes gauches un peu douloureux. Corne droite, idem. Annexe droite haut située, du volume d'une mandarine, molle, fluctuante, un peu douloureuse (au point de Mac Burney).
Diagnostic : Annexite droite ? Appendicite ? Indication d'un Pfannenstiel.
Intervention : Le 22 juillet 1920. En raison de l'annexite gauche, il est indiqué d'explorer largement l'abdomen :
Dû à l'obligeance de M. le Professeur agrégé P. BONNET
Anesthésie générale à l'éther, tube de Mayo. Pelvi-péritonite séreuse abondante. e
Adhérences filamenteuses, fermant le Douglas, bloquant les annexes contre le ligament large: Des deux côtés, ovarite scléro-kystique et hydrosalpinx mou, non tendu, que l'on dégage facilement au dehors. On s'aperçoit alors qu'il existe un adéno-fibrome des trompes et on évite soigneusement les prises à ce niveau. ;
Castration totale avec hystérectomie totale par le procédé américain,
Fi
Lane
Hémostase soignée, un peu difficile, ‘car la pelvi-péritonite était encore en évolution. Pourquoi la malade souffrait-elle au point de Mac Burney ? On attire le cœcum : l’appendiee est peu gros, turgescent, mais ne semble pas présenter des lésions endo-appendiculaires, ni de ses parois. Seulement il existe des réactions de pelvi-péritonite qui ont occasionné, jusqu’autour. de lappendice, l'enveloppement d'un lacis: filamenteux.
Appendicectomie à l'ordinaire.
| Examen de la pièce : On constate de chaque côté, à l'abouchement des trompes, des petits noyaux adéno-fibromaieux, plus diffus à droite qu’à gauche, où ils apparaissent sous forme d'un petit grain de blé. |
A l'ouverture des trompes des deux côtés, liquide citrin, clair, non purulent. Le eafhétérisme est impossible, au niveau “de l’osftium uterinum. À la section, au niveau des cornes, on trouve deux nodules fibreux ‘des dimensions d'un gros noyau de cerise. JS semblent, par leur développement, dévier et diminuer le calibre du conduit. Au niveau du reste de l'utérus on ne constate pas d'endométrite. Au niveau du fond, muqueuse un peu congestive, pas de noyaux fibreux au niveau du. “COrpS.
Le 12 août : La malade quitte l'hôpital.
19 août : Elle revient se faire examiner. Elle va bien, elle a cependant des pertes jaunes, un peu hémorrhagiques parfois. Elle prélend avoir un peu de température vespérale. ,
18 septembre : La malade se plaint de douleurs abdominales {fosse iliaque droite surtout). Elle est-toujours pâle et se remet difficilement à son métier de couturière. Elle n'a plus -de température vespérale. A l'examen, la cicatrice abdominale est parfaite, libre du vagin et souple, et non douloureuse.
La palpation de la région appendiçulaire réveille un peu de douleur.
Examen histologique. — L'examen microscopique montre
que les deux tumeurs sont constituées exactement de la même façon.
« Il s'agit d'adénomyomes typiques :
Au milieu d'un tissu musculaire lisse Eater se voient
par place, dans des interstices conjonctifs, des éléments adénomateux, formés par une seule couche de cellules cubiques et se présentant à la coupe sous les formes les plus diverses. Ces éléments sont relativement rares et ne constituent généralement qu'un seul tube adénomateux en chaque point. (Examen histologique dû à l’obligeance de M. Michon).
OBSERVATION IV (inédite)
(Due à l'obligeance de M. le professeur TIXIER)
Subocclusion du côlon descendant d’origine gynécologique. Fibrome multilobé, à droite salpingo-ovarite cicatriciellé rétractile ; à gauche, hydrosalpinx multi-kystique causé peut-être par un petit adéno-fibrome développé au niveau
ue la corne wtérine gauche.
Mile P... M. 50 ans, entre à Ja’ Clinique de M. le professeur Tixier (salle Sainte-Anne), le 10 juillet 1920. pour des douleurs abdominales quotidiennes, localisées à gauche, datant - de quatre mois environ et apparaissant à des moments variables de la journée. 1
Dans les antécédents héréditaires, on note : mère morte de cancer de l'utérus.
Antécédents personnels : N'accuse aucune maladie antérieure, mais à toujours été sujette aux migraines et névralgies (faciale notamment). Célibataire, pas d'enfants, pas de fausse couche. (Bien réglée à 13 ans environ, très régulièrement et normalement jusqu'à 40 ans.
A cette date, la malade constate dés pertes blanches dans l'intervalle de ses périodes. Puis, huit ans plus tard, en 1918, la malade constate que ses règles sont beaucoup plus abondantes durant une huitaine de jours et s’accompagnant d'un fort écoulement sanguin avec rejet de caillots sanguins, d’odeur parfois fétide. A noter que toujours, depuis son enfance, la malade a souffert au moment de ses règles. Depuis quatre mois des douleurs assez vives ont apparu dans la fosse iliaque gauche, s'irradiant parfois dans les reins, sans rapport avec les périodes menstruelles, et non influencées par elles.
Pas de constipation. N'a jamais présenté de troubles diges-
iifs.
Toucher sous anesthésie : Utérus fibromateux. Intervention (le 3 août 1920) : En raison de la poussée dou-
loureüse et occlusive sur le côlon descendant, on pratique une RES ro Xe) DD)
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Dû à l'obligeance de M. le Professeur agrégé P. BONNET
incision longitudinale médiane au lieu du Pfannenstiel ordi= naire.
A l'ouverture du ventre on constate à gauche, intimement accolé au côlon descendant, une masse qui ressemble à un kyste de l'ovaire tordu. En réalité, rapidement on s'apérçoil qu'il s'agit d'un hydrosalpinx gauche développé aux côtés de l'utérus fibromateux. On libère d'abord les annexes gauches, les enveloppes sont intimement accolées au bord gauche du
côlon descendant. On est obligé de disséquer sur au moins deux travers de doigt le côlon qui fait comme partie de l'enveloppe
de l'hydrosalpinx, puis on pratique l'hystérectomie abdominale
totale, laquelle rendue pénible et difficile par le fait qu'à droite la trompe droite croisée dans le Douglas est enrobée d'adhé-
F RTE 85 (es rences fibreuses très dures et très vascularisées qui ferment complètement le Douglas. Une lanière de gaze introduite dans le Douglas et maintenue au contact des points saignottants dans le Douglas. La péritonisation haute, en fixant le péritoine en haut du rectum. A gauche, on est: obligé d’enfouir avec soin au contact du ligament large la portion du côlon descendant primitivement adhérente. Fermeture totale du
ventre à l'ordinaire. Drain dans le tissu cellulaire graisseux ‘très épais.
Examen histologique : I s'agit d'un myome. simple,