‹ Contribution à l'étude des affections susceptibles de modifier l'aspect du sillon naso-génienChapitre 123 sur 147 · LES TUMEURS DYSEMBRYOPLASIQUES · texte numérisé non relu

LES TUMEURS DYSEMBRYOPLASIQUES

La pathogénie des tumeurs dysembryoplasiques est très différente de celle des précédentes. Alors que pour celles-là, il s’agissait d’une | irritation inflammatoïre ; pour celles-ci, il s’agit d’une prolifération tissulaire autonome.

Selon que cette prolifération prédomine sur les éléments conjonctifs ou au contraire, sur les éléments épithéliaux, il s’agira de l’adamantinome odontoplastique ou de l’épithélioma adamantin.

a) L’adamantinome odontoplastique.

L’adamantinome odontoplastique est encore connu sous les noms de : tumeur à dents multiples, adamantinome solide dentifié de

CoryLLos, odontome odontoplastique.

plastique. - C’est une dysembryoplasie à prédominance conjonctive et à développement limité. Cette tumeur ne récidive pas après ablation. C’est un véritable embryome qui, le plus souvent, reste inclus dans l'os, sans arriver à la période d’extériorisation.

Quoi qu’il en soit nous ne connaissons pas d’adamantinome odontoplastique ayant amené une modification dans l’aspect du sillon

* naso-génien.

b) L’épithélioma adamantin.

L’épithélioma adamantin est encore couausons le nom de : adumantinome solide simple, adamantinome kystique simple de CoryrLos,

corps fibreux énucléable de DuruyTReN, kyste adamantin, maladie

kystique des mâchoires, kyste multiloculaire.

L’épithélioma adamantin est une dysembryoplasie à prédominance |

épithéliale et qui semble douée d’une fertilité illimitée. Son accroissement est continu, elle peut récidiver in situ après ablation. Macroscopiquement, il existerait des variétés kystiques ou kystes adamantins et des variétés solides ou épithéliomas adamantins vrais. Le plus souvent il s’agirait d’une forme mixte qui ne doit pas être considérée comme atypique tant est grande sa fréquence. D’après Hourerr et Friez, l’épithélioma adamantin à un siège de prédilection qui est l’angle de la mandibule. Toujours d’après les

mêmes auteurs, cette tumeur est exceptionnelle au niveau du maxil-

laire supérieur. $ Néanmoins nous avons pu en trouver un excellent exemple dans la Thèse d’Acnarp : nous le rapporterons ici.

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