‹ Contribution à l'étude des affections susceptibles de modifier l'aspect du sillon naso-génienChapitre 131 sur 147 · L’ANAMNÈSE OU L'EXAMEN MONTRENT L’ABSENCE DE MONO-AR · texte numérisé non relu

L’ANAMNÈSE OU L'EXAMEN MONTRENT L’ABSENCE DE MONO-AR

THRITE APICALE.

a) La tuméfaction est indolente.

Le malade est porteur d’une tumeur dure, faisant/corps avec l'os, L'évolution est insidieuse. Les signes d’inflammation aiguë n’existent pas. Il n’y a pas de signes généraux. L'état général est satisfaisant.

L’existence de la tumeur s’accompagne d’un ébranlement ou même de l’expulsion spontanée des dents.

Les examens sérologiques et radiographiques ayant été pratiqués s et ayant permis d'éliminer l’ostéo-syphilis, les signes cliniques : absence de douleur, évolution lente, bon état général, absence de métastases sont autant de signes qui plaident en faveur d’une tumeur bénigne et qui commandent l’ostéotomie exploratrice.

L’examen histologique de la biopsie pourra seul, en effet, nous fournir les éléments différentiels capables de nous faire conclure à l'existence : d’une tumeur à myéloplaxes, d’un fibrome, d’un épithélioma adamantin.

b) La tuméfaction est douloureuse.

Le sujet est porteur d’une tuméfaction qui est le siège de douleurs extrêmement vives. L’apparition de la tumeur a été brusque, son évolution est rapide. L'état général est mauvais, altéré.

L’âge du sujet pourra être assez souvent un signe de présomption : si le sujet est jeune on pourra penser à un sarcome, Si le sujet a dépassé 35 ans on pourra PO à un épithélioma. >

Mais ce n’est là qu’un signe de présomption qui est loin d’être cons-. tant ét qui ne peut suffire à l’établissement d’un diagnostic différentiel aussi grave. Il faudra systématiquement s’astreindre à un examen

clinique des plus soigneux qui comprendra notamment l’examen de

l’antre d’'Highmore, l'examen de la muqueuse buccale et, par rhinoscopie antérieure, l’examen de la muqueuse éthmoïdo-nasale. Des examens rhinoscopiques, diaphanoscopiques et radiographiques répétés montreront ou l'intégrité ou la morbidité de la muqueuse. Comme on le sait 50 % des épithéliomas du maxillaire supérieur reconnaissent comme origine l’épithélioma du sinus maxillaire, 25 % celui de la muqueuse alvéolaire et 25 % celui de la muqueuse ethmoïdo-nasale. Si l’une de ces muqueuses nous a été révélée par les examens successifs que nous avons pratiqués comme étant le siège d’une altération cancéreuse la biopsie faite à histologiste permettra de conclure à l’existence d’un épithélioma du

son niveau et confiée à l’examen d’un

sinus maxillaire, de la muqueuse alvéolaire ou de la muqueuse ethmoïdo-nasale et par conséquent d’affirmer le diagnostic d’épithélioma propagé au maxillaire supérieur par contiguité.

Si au contraire les examens que nous avons pratiqués se montrent

négatifs et révèlent l'intégrité de la muqueuse il s’agira alors d’une tumeur primitive de l’os : d’un sarcome. /

11. — AFFECTIONS A TENDANCE ULCÉRANTE, DESTRUCTIVE OÙ NÉCROSANTE

Parmi les affections à tendance ulcérante, destructive ou nécrosante il conviendra de distinguer en premier lieu les affections qui intéressent la peau, celles qui intéressent le squelette et les fistules que nous mettons à part.

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