‹ Contribution à l'étude des altérations bactérilogiques et cryptogamiques du lait: Altérations secondairesChapitre 15 sur 82 · SOUS-GROUPE B · texte numérisé non relu

SOUS-GROUPE B

Ce sont des bactéries qui ne prennent pas le Gram, et qui se contentent comme source d'azote de sels d’ammonium. C’est à ce groupe qu'appartiennent les nombreuses bactéries du type Ceoliaerogenes.

Ces bactéries, selon WEIGMANN (88), sont répandues partout dans ja nature, dans le sol cultivé et sur les plantes en culture : leur foyer principal est l'intestin animal. Elles transforment le sucre en acide avec formation de gaz, parfois aussi avec formation d'alcool. En dehors d’acide lactique il y a en outre production d'acides acétique, succinique, propionique, formique, traces. Elles attaquent l’albumine ; les forts producteurs d'acide l’attaquent fortement et poussent la désintégration protéique jusqu’à la formation d'acides aminés et d’indol. Les vrais colibacilles, provenant du fumier, donnent également dans le lait et ses sous-produits l’odeur et la saveur infectes qui les caractérisent. En outre il y a formation de gaz ; c'est pour ces différentes raisons qu'ils sont très redoutés dans les laiteries et les fromageries.

Sous le terme de Colibaeiïlle nous situons un grand nombre de variétés microbiennes qui ont certains caractères invariables. BEsson (5) les définit ainsi : Bacilles aérobies facultativement plus ou moins mobiles, dépourvus de capsule, à extrémités arrondies, ne possédant pas de spores, ne prenant pas le Gram, ne liquéfiant pas la gélatine, attaquant le lactose avec production de gaz, produisant des gaz aux dépens de tous les sucres qu'ils attaquent, réduisant le rouge neutre, produisant fréquemment de l'Indol.

Cet auteur les classe en trois races :

Race A : ne fermente ni saccharose ni dulcite. Race B : fermente le saccharose non la dulcite. Race C : fermente le saccharose et la dulcite sur gelose inclinée.

LipskA (42), a isolé du lait 200 souches de colibacilles et les a réparties en cinq espèces bien définies.

Bacterium neapolitanum : 13 %.

Bacterium lactis aerogenes : 19,5 %.

Bacterium coli commune : 12,95 %.

Bacterium coli communior : 7 °:.

Bacterium aeidi lactiei : 13 %,

et en deux espèces intermédiaires dont la fréquence est de 11,5 ét 1007,

Le Bacterium acidi laetici Huerre et le Bacillus lactis acrogenes, variété du Pneumobacille sont englobés dans le grand groupe des Colibacilles. Les différences sont suffisamment petites d’après FRANGE (20) pour qu’on puisse les considérer comme n'étant que des variétés de Bacterium Coli.

L'espèce Bacterium coli alcaligenes créée par CHiarr et LôrrLer en 1995, est, d’après les travaux de Lipska (43), à supprimer car l’alcalinisation et la décoloration de la gélose D'ENDO, qui devaient caractériser cette espèce, sont des phénomènes liés à la vitalité des colibacilles et s’observent dans les cultures ultrapures.

Les véritables colibæcilles sont mobiles, munis de cils vibratiles. Ils produisent beaucoup d'acide et peu de gaz (davantage d’hydrogène, peu de gaz carbonique). Sur la gélatine ils poussent en colonies plates, bleuâtres, irisées en feuille de vigne.

Certaines variétés sont pathogènes tels que les agents de la dysenterie des veaux et de la dysenterie humaine. Le paratyphique B et le bacille typhique leur sont parents.

Le groupe aerogenes comprend des bâtonnets immobiles, non ciliés, produisant beaucoup de gaz (peu d'hydrogène, beaucoup de CO?, un peu de méthane et d'azote). Ces organismes sont rares dans le fumier de vache, mais semblent v progresser par l’aliment des raves.

BARTHEL (3), constatant que les cultures en lait de Bacille aerogenes produisaient des quantités notables de composés fixant l’iode, tandis que les Bacterium Coli ne possédaient pas cette qualité, propose cette propriété comme méthode de différenciation des deux groupes.

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