Méthode de PIEN et BACHIMONT
Quand on soumet un échantillon de lait à l’analyse, on ignore
bien souvent l’ordre de grandeur des bacilles coli qui s’y trouvent. I est nécessaire d’être à même de ‘posséder une méthode simple qui permette à la fois la recherche des traces de colibacilles et Ja numération approximative de quantités importantes.
a) Lait pauvre en eolibacilles.
On enrichit des prélèvements différentiels.
On prélève aseptiquement 10 ; 20 ; 50 ; 100 cc. de lait qu’on introduit dans autant de fioles vides. Tous les prélèvements sont mis à incuber 8 h. à 370. Après 8 h., on prend l'acidité du lait aseptiquement sur un seul échantillon et on repique 1 ce. de toutes les fioles dans autant de fioles de 100 ec. d’eau peptonée dont la formule est la suivante :
CA Naes Er
Peptone : 20.
Eau dist.'q. s. : 1.000 cc.
b) Lait riche en colibacilles.
On prélève aseptiquement sur le lait initial soumis à l’analyse 1 à 2 ce. de lait qu’on introduit dans 2 fioles de 100 ce. d’eau peptonée. On prélève également 1 5, 1/10, 1:50, 1/100 cc. qu’on introduit dans autant de tubes de 10 ce. d’eau peptonée.
Dans le cas des laits courants du commerce on ne peut se contenter de la 2€ série de prélèvements. Dans le cas de lait sortant du pasteurisateur ou de lait supposé très pur, la 17e série de prélèvement est nécessaire.
Pour les laits totalement inconnus, les 26S séries sont nécessaires,
Les fioles et les tubes sont maintenus 24 h. à 370. Au bout de ce temps on fait la réaction de l’indol sur un prélèvement aseptique de culture.
Pour la réaction D’ExrLIcH-Kovas.
Réactif : paradiméthylaminobenzaldéhyde 35 gr. COPA AN ANTON ee eme FDACE:
après dissolution à froid :
5 M RS NT ARR AP ET PRE Joe CC
Mode opératoire : ajouter à 5 à 10 cc. de culture, 2-3 cc. de réactif sans chercher à agiter violemment.
c) La réaction est instantanée.
Dans une culture de colibaciltes de 24 h., si faible que soit la dose de colibacilles, on observe une coloration rouge vif dans l'alcool amylique qui surnage. La réaction est spécifique de l'indol et ne donne rien avec l’eau peptonée stérile, on ensemence de germes non indologènes.
Toutes les cultures donnant une réaction négative sont éliminées. Et de toute la série des cultures indol positif on ne conserve que celles qui correspondent aux 2 doses les plus faibles de lait mis en œuvre. On procède ensuite à l'élimination des germes indologènes autres que le colibacille.
Les 2 cultures à indol positif sont repiquées à raison de 1 cc. dans 10 ec. d’eau peptonée phéniquée à 1/1.000. On maintient Ph A létuVe 41970.
Identification du Colbacille.
La réaction de l’indol est refaite sur une portion des cultures en milieu phéniqué. Si la réaction est positive, les cultures initiales contenaient du colibacile et il v a au moins 1 germe de colibacille dans 10 cc. de lait.
Plusieurs cas peuvent se présenter : une des cultures peut être négative ; on fait de nouvaux repiquages ; on peut ainsi obtenir une numération des colibacilles.
L'interprétation des résultats est différente dans le €eas des traces de colibacilles.
On doit faire intervenir le titrage de l'acidité en fin d’incubation.
S1 l’acidité a dépassé 55° Dornic environ avec un résultat final négatif, on peut conclure qu'il v avait au départ moins de 20 colibacules dans le litre de lait. =
Si l'acidité n’a pas dépassé 550 Dornic, un résultat final négatif renseigne davantage. Il signifie qu’on avait moins de 10 Bacilles coli dans le litre mis à l’étuve.
S1 l'acidité n'a pas monté du tout, un résultat final négatif signifie absence complète de colibacille dans l'échantillon soumis à l'analyse.
Ces quelques réserves qui ont leur importance dans l'étude des laits ne devant pas contenir de Bacilles coli (sortie d’un pasteurisateur), sont évidemment sans intérêt dès que le lait contient plus de 90 Bacilles coli au litre.
D'après les auteurs précédents, ces recherches ont eu précisément pour but, en délimitant les réserves, de montrer que l’incubation avec fort? acidification du lait ne risque d’influencer l’interprétation de l’analyse que dans le cas où le lait contient moins de 20 colibacilles au litre.
Is ont également constaté que la prolifération du Bacille coli s’arrêteien présence de 4 gr.d’acide lactique libre par litre (600 Dornic). Dans l’eau peptonée l'acidité empêchante n’est que de l’ordre de 1,5 gr. 9/00.
La présence de ferments lactiques, en l'absence d'acide lactique, peut constituer, dans une certaine mesure, un obstacle à la prolifération du cohbacille, avec 10 à 20 colibacilles 0/66 ; ils s'opposent à sa prolifération.
; APP RU, Ce 7 4 f 4 8 7 2.7