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toute influence du traumatisme incriminé? C'est, on le sait fort bien, un fait fréquent dans le public de ramener toute tumeur à une cause vulnérante. Cependant, si de telles remarques sont très judicieuses et très Justes, ici aussi il ne faut pas être exclusif et, par un excès contraire, reporter tout anévrysme cirsoïde à un nœvus préexistant. |
Mais comment se fait cette évolution, cette transformation du nœvus en anévrysme cirsoïde ? lei encore les hypothèses sont nombreuses, mais peu satisfaisantes. Il semble bien cependant que, selon Broca, les conditions circulatoires de ces tumeurs rouges ont sur la pathogénie des tumeurs cirsoïdes une influence indiscutable. En effet, à ce niveau la communication artérioveineuse est largement établie, le sang passe rapidement avec une facilité très grande. D'où abaissement de la tension dans les artères : leurs parois perdent leur résistance et se laissent dilaler. Au contraire, la tension augmente dans les veines, d'où hypertrophie de leurs parois.
Bien d’autres causes ont été invoquées pour expliquer la transformation des nœvus en anévrysmes cirsoïdes. Nous ne ferons que les citer ici, sans nous y arrêter. C'est ainsi qu’on à incriminé la grossesse, la puberté, les cardiopathies, les émotions morales, ete., etc.
Nous pouvons donc, de cette brève étude, conclure :
l° Que l'anévrysme cirsoïde parait résulter le plus souvent d’un traumatisme, l’action de ce dernier sur le développement de laffection étant mal définie.
2’ Que l'anévrysme cirsoïde résulte, vraisemblablement, le plus souvent d'une tumeur rouge préexistante, et méconnue du porteur. Cette transformation de l'an-