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2° Les angines à bacilles de la diphtérie et de Friedlaender associés.
Celles-ci, d’ailleurs, seraient mieux à leur place à la suite d’une étude sur les associations bactériennes de la diphtérie. Aussi serons-nous bref à leur sujet.
E.— Angines à bacille de Friedlaender pur.
Cette variété d’angine monobactérienne ne se présente pas toujours avec le même type clinique.
En 1807, Nicolle et Hébert disaient : « Les angines à bacille de Friedlaender paraissgnt pouvoir revêtir deux formes, l’une chronique, qui nous parait assez nette, l'autre subaiguë ou aiguë, qui l’est certainement moins ».
En 1899, les mêmes auteurs étaient moins catégoriques dans leur démarcation: « Cette division, écriventils, nous paraît aujourd’hui un peu arbitraire. Nous pensons qu'entre les cas les plus aigus et les cas les plus longs (la durée de l’angine peut, nous le verrons, varier de plusieurs jours à plusieurs mois), il existe tous les intermédiaires. Nous n'avions point d’ailleurs, dans nos travaux antérieurs, observé par nous-mêmes de cas franchement aigus.
« Néanmoins, pour la facilité de la description, nous conserverons la division en deux classes et nous dirons que les angines à bacille de Friedlaender peuvent revêtir deux formes : une forme aiguë et une forme subaiguë et chronique. »
Les nouvelles observations que nous apportons à la suite du travail de Nicolle et Hébert, ne nous permettent pas de modifier en quoi que ce soit l'opinion des
médecins de Rouen.
Cependant, pour ne pas tracer de ligne de démarcation par trop tranchée entre les deux types extrêmes, nous donnons réunies en un seul faisceau toutes les observations d’angines pneumobacillaires.
On pourra ainsi mieux se rendre compte que cette classification est un peu factice et l’on verra également qu’une angine éclose bruyarmnment et avec des manifestations franchement aiguës, peut parfaitement redevenir, par la suite, plus silencieuse, pour continuer à évoluer dans le sens de la chronicité (Observation XII).
Nos observations numérotées de I à XX correspondent à la forme chronique ou subaiguë. Parmi elles figurent les deux observations inédites du docteur Charles Garnier.
La forme aiguë est représentée par les observations XXI, XXII, XXIIT et XXIV.
Enfin, il n’a pas été possible d’assigner une place aux observations XXV à XXVI, par suite d'insuffisance de renseignements cliniques. Et encore, parmi les dernières publiées par Curry, figurent six cas qui correspondent au type d'association du bacille diphtérique et du bacille de Friedlaender.