TR VE
Mais les manifestations primitives de beaucoup les plus fréquentes du bacille de Friedlaender, sont les manifestations broncho-pulmonaires. A l'instar du pneumocoque, dont il est le voisin assidu dans le rhinopharynx, il pénètre le long de la trachée et des bronches, végétant en saprophyte dans le mucus bronchique {von Beer, Barthel) (1), (Kalble (2), chez le porc), ou même gagnant le parenchyme pulmonaire sain, comme l'ont constaté Dürck (3) et Boni {4) chez les animaux.
Dès qu'entre en action la cause occasionnelle, le pneumobacille joue in situ, son rôle de pathogène et donne lieu à des phénomènes inflammatoires variés : des bronchites aiguës [Claisse (5\, Silvestrini], des bronchites pseudo-membraneuses (Magniaux), des pleurésies purulentes qui ressemblent beaucoup cliniquement aux ne à pneumocoque [Metter, (6 Létulle, Wolf (7), Rispal (8), Etienne (9), Sireder et Grosjean, Re et qui, comme elles, surviennent le plus souvent, au cours ou au décours de pneumonies ou de bronchopneumonies, ou même apparaissent lorsque l'infection est générale.
On sait que la découverte fortuite du pneumobacille, par Friedlaender (10), dans plusieurs cas de pneumonie fibrineuse, avait incité cet auteur à en faire l'agent spé-
1) C. blatt f. Bakterivl., Bd. XXIV.
2) Munch. med. Woch., 1899.
3) Deutsches Archiv. f. ch, Med., Bd. 58.
4) Deutsches Archiv. f. Klin. Med., Bd. 69.
5) Thèse de Paris.
6) Loc. cit.
} Berl. Klin. Wochenschr., 1896.
8) Gaz. hebdom. de méd. et de chirurgie, 1893. 9) Loc. cit.
{ ( { { ( ( (7 { ( (ro) Loc. cit,