THÉORIE DE WIENER
La répartition dés divers facteurs Rh entre eux, chez un même individu, se fait suivant des règles bien déterminées dictées par les lois de la génétique.
(20) Rev. d'Hématol., 1946, 1 : 230.
(21) Nature, 27 janvier 1945 - 155 p. 112.
(22) Théorie génétique des types de sang Rh: Proc. Soc. Exp. Biol. et Méd., 1943, 54, pp. 316-310 : 1946, 61, pp. 382-300.
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Cest l’étude des facteurs du type Rh dans les constellations familiales qui ont permis à WIENER d'étudier leurs modes de transmission.
Au point de vue génétique, ces huit groupes sanguins sont transmis par une série de gènes allélomorphes, c’est-àdire par des gènes ayant même fonction, mais une action différente. Ils occupent le même locus chromosomique et s’excluent donc réciproquement.
Les huit types de sang précités sont donc représentés par huit gènes différents :
Le gène R’ correspondant au sang Rh’.
— R” = Rhe
== RS — À Rh°.
= R! == Rh: (Rh° Rh’).
== R° — Rh2(Rh°eRh2) = Rz === Rhz (Rh°-Rh° Rh”) = Ry — Rhy (Rh’, Rh”).
== 1 == rh (absence d’an-
tigènes).
Un individu reçoit un chromosome de son père et un chromosome de sa mère : l’union de ces deux chromosomes constitue le génotype de l’enfant.
Ces huit gènes peuvent se combiner entre eux de façons très diverses et former de nombreux génotypes.
Il existe théoriquement trente-six génotypés possibles.
Dans certains cas, les facteurs portés par les hématies sont hérités ensemble, dans d’autres cas au contraire, il y a une véritable dissociation. Cela signifie qu’un même phénotype peut être déterminé par des génotypes difrérents, soit par exemple :
Types sanguins Génotypes corréspondants :
RER RER FRERE -R'R° etRir RE D RO OR ROR SR R%etRr ORNE RTR?
PU RD ReRR-R'RÈR CN ee UT
RAR M PP Re R et R "Tr DR SRE mt oR Riel R'T RON NS RAR TeURTT
Le système Rhésus allait encore se perfectionner par la découverte d’un nouvel antisérum : anti Hr’, découverte qui devait permettre à FISHER et RACE d'élaborer une
nouvelle théorie génétique différente, nous le verrons, de celle de WIENER. (23)
C’est dans le sang d’une mère Rh positive ayant eu un enfant érythroblastique que LEVINE, en 1943, isola une nouvelle agglutinine qui agglutinait tous les sangs Rh positifs.
Il appela cette nouvelle agglutinine anti Hr
En même temps Race et TayLor découvraient une agglutinine comparable : l’agglutinine anti St (24).
Rapidement des recherches ultérieures identifièrent ces deux agglutinines anti Hr et anti St comme semblables et WIENER proposa de substituer aux deux dénominations précédentes celle d’agglutinine anti Hr’.
Le sérum anti Hr’ avait la propriété d’agglutiner certains sangs dont tous les sangs rh.
Ce facteur Hr’ variait suivant les races, mais se retrouvait dans 80 % des sangs de race blanche.
Les réactions de lantisérum anti Hr’ sont les suivantes :
Genes. ANTISERUMS anti Rh° anti Rh° anti Rh’’ Sérum Hr’
Rh° Rh’ Rh” rh ‘Rh!
Rh?
Rhy Rhz