DIAGNOSTIC
Le diagnostic de l’anus vulvaire ne présente généralement pas de difficultés.
L'examen de la région ano-génitale permet de porter un diagnostic précis. Il est bon, mais on le fait trop peu souvent, de procéder, dès que l'enfant vient de naître, à l’examen de tous ses orifices naturels. Nous avons en effet remarqué — et nous signalons sans fausse honte ce fait — que dans les observations rapportées plus loin le diagnostic n’a jamais été fait par le médecin, du moins au moment de la naissance. Il a été porté dans la suite, soit à cause de troubles divers, soit à cause de l’inanité des efforts de la sage-femme pour administrer un lavement.
En fait, à moins d'examen minutieux, mais utile, ce vice de conformation peut passer méconnu, mais à bref délai peuvent apparaître des phénomènes d’obstruction intestinale et l’exploration de la région anale est alors indispensable au diagnostic.
Si la femme est avancée en âge, la vue, le toucher, l'introduction dans le vagin du doigt, d’une sonde, d’un spéculum permettent facilement de se rendre compte de tous les détails. Tout au plus faut-il être
mis en garde contre une certaine particularité : il peut exister une dépression naturelle, arrondie, de couleur brunâtre, qui, à un examen superficiel pourrait laisser croire à la présence d’un anus en communication avec le rectum. De là la nécessité d’une exploration digitale, minutieuse, permettant de plus de se rendre compte de l'existence ou de l’absence d’une ampoule rectale.
Chez l'enfant, à la vulve, il suffit d’écarter les lèvres pour découvrir un orifice de communication, facile à explorer à la sonde ou au stylet.
Le diagnostic différentiel avec des lésions diverses, avec les fistules par exemple ne présente ni intérêt, ni difficulté.