‹ Contribution à l'Étude des Appendicites PostérieuresChapitre 34 sur 38 · OBSERVATION XIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIX

(Due à l’obligeance de M. le Professeur Guxor.)

Mme D... (R.). La malade entre dans le service le 17 mars 1930, sur les conseils du Professeur Guyot, parce qu'elle souffre de la losse iliaque droite.

Histoire de la maladie, — La première crise remonte à quatre

ans, assez violente, S'’accompagnant de douleurs « $imulant le lumbago » et de douleurs abdominales: peu de vomissements. Elle a duré trois jours. La deuxième crise, il y à trois ans, à été moins marquée : simples douleurs dans le bas-ventre et dans la fosse iliaque droite; pas de vomissements. Durée de la crise vingt-quatre heures environ. Depuis cette époque, la malade n'a pas ressenti de crises douloureuses bien marquées; cependant elle a toujours soufiert du bas-ventre, ses douleurs s’exagérant au moment des règles. Il y a un mois, la malade, ayant une crise un peu plus violente, est allée consulter le Professeur Guyot, qui, après l'avoir examinée, lui a conseillé de se faire opérer dans le plus bref délai.

Examen physique. — A l'inspection, rien à signaler; la palpation réveille un endolorissement de la région costo-iliaque; palpation négative au point de Mac Burney. Hyperesthésie cutanée dans la même région, légère défense musculaire. La percussion montre du tympanisme dans la région du cæcum.

Intervention (le 25 mars 1930). — [ncision de Jalaguier un peu longue (femme grasse). Incision verticale de l’aponévrose du muscle grand droit. Le péritoine ouvert, le côlon transverse se présente le premier, on le rentre dans le ventre. On va chercher le cæcum, très distendu, comme il apparaissait à la percussion. A sa partie postérieure, on trouve un appendice long et grêle à méso large qui se clive. Hémostase difficile. Procédé habituel. Ecrasement de la base. Section au thermo. Enfouissement. Péritonisation de la partie postérieure du cæcum, de façon à ne pas laisser de surface cruentée, pouvant donner lieu à des adhérences. Suites opératoires normales. Le deuxième jour on enlève les mèches, le troisième jour la malade rend des gaz; température et pouls deviennent normaux; le douzième jour ablalion des points.

OBsERvATION XX (résumée).

(Due à l’obligeance de M. le Professeur Guxor.)

T.. (S.), 38 ans, sans profession. Entrée le 27 février 1933, à l'hôpital, pour crise douloureuse abdominale.

D Hère

Histoire de la maladie. — Débute il y a dix jours, sans prodromes, par une douleur assez violente siégeant dans la fosse iliaque droite, irradiée vers la cuisse du même côté, et vers la région Jombaire : quelques vomissements précédés de nausées. Par la suite, sédation progressive de la douleur, disparition des nausées. La température n'a jamais été prise pendant la crise.

Examen physique. — Abdomen douloureux à la palpation dans la région de Mac Burney et dans la région de l’épine iliaque antéro-supérieure. La palpation de la région lombaire est négative, mais on constate que la région située entre la région de Mac Burney et l’épine iliaque antéro-supérieure est douloureuse et présente une défense musculaire assez nette. Dans la même région, hyperesthésie cutanée assez marquée. Présence dè lymparisme dans la région cæcale.

Actuellement, la malade ne souffre plus spontanément et ne vomit pas.

En résumé : Malade présentant une crise appendiculaire depuis dix jours, greffée sur un fond douloureux abdominal, caractérisée par des douleurs de dysménorrhée utérine.

Intervention (le 3 mars). — Incision de Roux. Appendice rétrocæcal rouge, turgescent, non adhérent, que l’on extériorise facilement avec le cæcum. Appendicectomie à l'ordinaire, non rétrograde, pince sur le méso, écrasement de la base. Section au thermocautère. Suture en trois plans. Suites normales. Exéat le 24 mars 1933. |

OBsErvarTION XXE (Due à l’obligeance de M. le Professeur Guxor.)

M... (G.), 33 ans, cultivatrice. Depuis deux ans, la malade se plaint de ressentir constamment dans la fosse iliaque droite une douleur continue, sensation de pesanteur, s'exagérant à la fatigue, avec fréquemment de petites cerises de coliques durant deux ou trois heures environ. Pendant toute cette période, la malade est constipée : elle va à la selle tous les deux ou trois jours.

Au mois d'août dernier, la malade fait une crise beaucoup plus

ses DORE

violente que toutes les autres. Douleurs se manifestant sous forme de coliques très fortes, surtout marquées à droite, mais avec irradiations à la région lombaire et à la face interne de la cuisse, puis étendues à tout le ventre avec nausées répétées, sans vomissements. Sa lempérature monte jusqu'à 38°5. Repos au lit. Compresses chaudes laudanisées trois à quatre jours.

La douleur spontanée se calme après douze jours de lit, la malade reprend sa vie normale en suivant un régime, mais toujours la douleur est réveillée par la palpation de la fosse iliaque gauche et de la région lombaire.

Examen physique. — Inspection du ventre négative; la palpation révèle une douleur très nette au point de Mac Burney et dans la région costo-iliaque. La percussion révèle du tympanisme dans la région cæcale.

Intervention (le 18 novembre 1930). — Incision de Roux : On trouve un cæcum rouge qui paraît dilaté, l’appendice n’est pas visible, après avoir décollé le cæcum, on trouve à sa partie postérieure un appendice long et non adhérent.

Suites : Le jendemain, la malade est extrêmement choquée. Pouls à 140, petit, filant, avec la température à 38 degrés. Pas de vomissements, après un traitement tonique. Digitaline, sérum, huile camphrée. La malade se remet, tout rentre dans l’ordre le

quatrième jour. Le 3 décembre on enlève les crins. Le 24 décem bre, exéat.

OBsERvATION XXII (résumée).

(LECÈNE

Le 4 janvier 1919, le malade, constipé chronique, ressent des douleurs diffuses dans le ventre. Pas de vomissement. Deux jours après, les douleurs s’accentuent et se localisent à droite. Le malade s’alite : les douleurs s’atténuent en trois jours. Il entre à l’Hôtel-Dieu et reste hospitalisé quinze jours avec de la glace sur le ventre.

Température : Mx., 38°6..

Il quitte ce service et entre à la Maison Dubois.

Le 3 mars 1919, on note à l’examen : Pas de douleurs abdo-

minales, pas de plastron iliaque. Le malade n’a jamais présenté de vomissements, La palpation profonde de la région sus-jacente à la crête iliaque droite est plus sensible que dans la fosse iliaque. On porte le diagnostic d'appendicite rétro-cæcale.

Opération (le 4 mars). — Incision sus-iliaque postérieure; dissociation musculaire; ouverture du péritoine. On décolle prudemment et l’on trouve un appendice rétro-cæcal. Ablation de l’appendice, péritonisation complète, suture de l’espace rétro-cæcal. Réunion de la paroi sans drainage. Guérison.

\ Ogservation XXII (résumée).

(LECÈNE

Jeune garçon, 13 ans, vu au cinquième jour d’une crise d’appendicite, Le début remonte au 3 janvier 1920. Douleurs abdominales et vomissements; purgation par les parents. La fièvre, qui était à 3895 le premier jour, descend à 38 degrés et reste à ce niveau pendant trois jours. Le 7 janvier, la fièvre remonte à 40 degrés, la fosse iliaque droite est un peu plus résistante que la gauche, le reste du ventre est souple. IL existe une douleur vive localisée au-dessus de la crête iliaque droite : à ce niveau, on sent un empâtement profond, et la percussion donne de la submatité.

Opération (le 8 janvier 1920). — Anesthésie générale à l'éther. Incision sus-iliaque droite; dissociation musculaire. On ouvre, après l’incision du péritoine, un abcès gazeux à pus fétide, contenant une centaine de grammes de pus. L'appendice, sphacélé, est trouvé nageant dans le pus; on l'enlève. Drain dans la cavité de l’abcès, suture partielle de la paroi. Guérison.

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