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I. — Appendicite postérieure

Dans l’appendicite postérieure, il est de règle générale d'avoir une symptomatologie moins caractéristique, des signes d'intensité moins marquée, et quelques signes surajoutés qui peuvent faire hésiter le diagnostic.

En effet, l’appendice dans cette position est assez souvent exelu de la cavité péritonéale; il est logique que les phénomènes péritonéaux soient plus discrets. Lecène avait déjà mis en évidence cette notion, qui a été reprise en 1928 par Subreville dans sa thèse.

Nous aurons souvent : 1° Réaction péritonéale pas très marquée, pas d'arrêt absolu des matières et des gaz; 2° Peu ou pas de vomissements; 3° Pas de douleurs abdominales très vives; 4° Signes lugaces lorsqu'ils existent.

La douleur dans la région postérieure ilio-lombaire ou latéro-postérieure dans la région costo-iliaque (obs. ID est un excellent signe, qui peut éclairer le clinicien dans beaucoup de cas. Cette douleur peut ne pas être indiquée spontanément par le malade; aussi il faut savoir la réveiller par un palper attentif (Lecène). Dans certains cas, Kérangal et

à le Me

Riou conseillent d'examiner le malade couché sur le côté gauche; on réussit de cette facon à réveiller à la palpation une douleur vive et caractéristique, qui n'existait pas en examinant le malade en décubitus dorsal. Les signes de la triade de Dieulafoy peuvent être trouvés aussi en arrière ou sur le côté, et non au niveau de la fosse iliaque droite, par un examen attentif au niveau des insertions postérieures des muscles transverse et petit oblique.

La douleur à la flexion du psoas, recherchée sur le malade couché, serait un très bon signe, bien meilleur, et plus précoce que la réaction des psoïtis, avec flexion-abduction du membre intérieur, qui ne se manifeste que lorsque les phénomènes inflammatoires ont eu le temps d'évoluer.

La percussion de la fosse iliaque permet dans de nombreux cas de déceler du tympanisme, dû à la dilatation du cæcum, Dans un cas de MM. Pasquié et Vivès (obs. XIID, ces auteurs auraient posé le diagnostic en s'appuyant principaiement sur ce signe. Dans d’autres cas que nous rapportons, l'examen avait montré cette dilatation du cæcum.

En résumé, nous pouvons avoir dans l’appendicite postérieure non compliquée de suppuration la syÿmptomatologie de l’appendicite commune, mais plus souvent nous aurons le tableau d’un « embarras gastrique fébrile », par suite de l'atténuation des symptômes habituels.

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