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nature le plus souvent infectieuse, a évolué rapidement, la tunique moyenne est enserrée entre la lame élastique et la production endartérique d’une part, et la zone conjonetive adventice considérablement hypertrophiée d'autre part, de telle sorte que ses éléments comprimés et étouffés entre ces deux zones conjonctives proliférantes qui tendent à se rejoindre, finissent par s’atrophier et même par disparaître tout à fait dans les petites artérioles, é m (jig 4. PL HI.).
Chez les artério-scléreux avancés en âge, la lésion pathologique de la tunique moyenne peut revêtir des formes qui paraissent multiples au premier abord, mais qu'il est facile de ramener à deux types schématiques principaux: À. la mésartère est à peu près intacte, en tant que lésion pathologique, on constate seulement la dissociation faible et régulière des fibres cellules par les éléments connectifs et l’épaississement en égales proportions de toute la tunique moyenne, caractères que nous avons reconnus chez les séniles non artério-scléreux ; mais il y a en plus une endartérite constante, souvent considérable, formant un anneau épais et régulier revêtant souvent l'aspect lamelliforme, et une périartérite à Zones concentriques que nous allons décrire plus loin. Nous avons toujours rencontré ce type de lésions chez des séniles dont l'examen clinique indiquait des symptômes peu avancés d’artério-sclérose, souvent malgré leur grand âge ; ce qui nous autorise à admettre que, chez ces malades, la lésion pathologique a évolue extrèmement lentement.
B. La mésartère est au contraire irrégulièrement et forte-
ment dissociée par le tissu de sclérose qui prend naissance
et à son intérieur et dans l’endartère d’une part, d’où il vient s'insinuer dans la portion interne de la tunique moyenne après la dégénérescence de la limitante, et qui, d'autre part, vient de la tunique adventice irrégulièérement
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bypertrophiée, envahissant les éléments contracliles auxquels il se substitue complètement en certaines places.
C'est là, la lésion la plus commune, celle que l’on observe à chaque instant, chez les vieillards artério-scléreux, chez lesquels le processus pathologique à d’abord commencé d'une facon lente et progressive dès le début de la sénilité, puis, sous l'influence d'un état d'infériorité de l'organisme déterminé sans doute par la vieillesse croissante chez ces vieillards déjà malades, s’est mis à évoluer plus rapidement et d'une facon plus intense à partir d’un certain âge, déterminant en fin de compte, ces lésions complexes et : profondes de sclérose vasculaire dont a fait les caractéristiques de la sénilité artérielle.
30 La tunique adventice,: quel que soit le cas considéré, est toujours hypertrophiée avec augmentation considérable des éléments fibrillaires qui finissent par en faire un véritable tissu de sclérose, beaucoup plus fibreux et plus compact que le tissu conjonctif normal. La multiplicité des noyaux qu'on y rencontre, surtout chez les séniles encore peu avancés, montre bien qu'on est en présence d'un processus irritatif, processus qui aboutit à la production de périartérite. On peut distinguer deux modalités suivant lesquelles s'effectue cette production de périartérite : ou bien elle se produit très lentement, s’accroissant par zones régulièrement concentriques, sansque jamais 11ne s'échappe de sa périphérie, des fusées fibreuses allant dissocier les éléments nobles de l'organe ; de sorte que le petit vaisseau, . au bout d’un temps assez long, se trouve entouré d'un anneau fibreux, épais mais réguliérement circulaire, et nettement délimité à sa périphérie où il n'empiète pas sur les tissus voisins. C’est cette forme de périartérite qui coïncide le plus souvent avec de l’endartérite oblitérante progressive etune mésartére à peu près indemne de lésions
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pathologiques. Ou bien, le développement du tissu scléreux péri-artériel s'est fait plus rapidement et d'une façon irré— gulière envoyant en tous sens des travées fibreuses dissociantes qui s'en vont vers la périphérie, étouffer les éléments nobles les plus voisins et vers leur bord interne, dissocier par places les éléments contractiles de la tunique moyenne ; périartérite dissociante qui coïncide habituellement avec l'endartérite proliférante et une mésartérite assez intense, quelquefois primitive, ordinairement secondaire, passive, parinfiltration des productions inflammatoires venues de l’endartère, ou plus souvent de la tunique externe.
Résumons donc rapidement ces différentes modalités des lésions de l’artério-sclérose sénile, afin de pouvoir comparer les résultats de ce processus pathologique avec ceux du processus purement évolutionnel qui améne les modifications des artères séniles normales, comme nous nous sommes proposés de le faire. En somme, l'artério-sclérose des séniles, se présente dans les artérioles, suivant trois types principaux :
1° Le processus pathologique prend le pas sur le processus évolutionnel dès le début de la sénilité, et il y a alors production d’endartérite et de péri-artérite avec nombreux noyaux : ces néoformations évoluant rapidement, ne dissocient pas la tunique moyenne qui se tronve seulement comprimée sur ses deux faces, mais souvent d'une façon si intense qu'elle finit par s'atrophier et même par disparaître ; |
2° Les deux processus, pathologique et évolutionnel, marchent de pair, et l'on constate nne péri-artérite réguliérement croissante et circulaire sans fusées dissociantes, avec une tunique moyenne délaminée par le processus sénile et une endartérite oblitérante progressive à forme souvent
lamellense dans les séniles avancés ; c'est le cas que nous avons observé si fréquemment dans les artérioles rénales de très vieux séniles en bonne santé apparente.
3° Le processus pathologique devient prépondérant mais seulement à un âge avancé et sous l'influence d’une cause quelconque mettant le vieillard en état d'infériorité; à partir de ce moment, il évolue plus rapidement et produit alors de la péri-artérite, dissociante à la périphérie comme à sa zone interne, de la mésartérite caractérisée par la formation de travées fibreuses irrégulières qui dissocient la tunique moyenne et la désorganisent, et, en même temps, une endartérite oblitérante progressive.