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plus nombreuses, aplaties avec des noyaux allongés et se colorant d'une facon plus intense que chez l'adulte.
Dans la couche juxta-musculaire ou formation striée, apparaissent trois zones distinctes par leur coloration et leur structure histologique : 1° La zone interne, en contact avec la couche muqueuse, de coloration un peu plus claire que cette dernière, mais pius foncée que les deux autres, son épaisseur égale environ la moitié de la formation striée tout entière ; à de forts grossissements, on voit que des cellules fixes, aplaties, à noyau allongé et noyées dans un abondant tissu fibrillaire ont remplacé le système de cellules musculoïdes et de lames élastiques de l’état normal s. (fig. 2): 2° la zone moyenne constituée par une bande claire à grandes ondulations et dont l'épaisseur égale environ un sixième de l'épaisseur totale de l’endartère; dans cette zone s' (fig. 2), un examen attentif décéle la présence de nombreuses fibrilles très fines, sensiblement parallèles onu légèrement entrecroisées sous des angles très aigus, ondulées comme la bande claire elle-même et parallèles à sa direction. Ces fibrilles se présentent avec tous les caractéres des fibrilles connectives et la zone claire qu’elles constituent se distingue nettement de tout le reste de l'endartère par sa coloration extrêmement pâle, presque nulle, l'absence de noyaux et de tout autre élément coloré.
3° La zone externe, qui est en même temps la couche la plus externe de l'endartère et repose sur la lame élastique interne, présente une coloration rose pâle, moins intense que la zone interne, mais cependant beaucoup plus accusée que la précédente ; elle montre, comme la zone interne, d'abondants faisceaux conjonctifs entremêlés de cellules . plates à noyaux allongès qui se sont substitués en grande partie aux éléments élastiques et musculoïdes de la formation striée de l’endartère adulte, s” (fig. 2).
CÉLAB EDS
Ainsi, dans l’endartère de l'aorte des vieux séniles normaux, se distinguent de dedans en dehors, quatre zones différentes par leur coloration : La couche muqueuse, la plus foncée ; la zone interne de la couche striée, un peu moins foncée que la précédente ; la zone moyenne de cette même couche à peu prés incolore et formant la bande claire caractéristique : enfin la zone externe, faiblement colorée en rose, mais plus pâle que la zone interne. On voit donc, en résumé, que dans l’endartère de l'aorte sénile, des formations conjonctives sont la cause de l’épaississement régu-— lier que nous avons constaté. La présence de ces formations ne modifie pas la disposition relative des couches normales; l’absence de toute trace de travail inflammatoire, cellules embryonnaires, noyaux jeunes et nombreux, ete., ne permet pas de les considérer comme résultant d’un processus pathologique.
Tunique moyenne.-— Le premier caractère, le plusfrappant, qui apparaît dans la structure histologique de la tunique moyenne des aortes séniles, est la fragmentation des lames élastiques, le, le (fig. 2) qui, au lieu d’être continues, ondulées et parfois anastomosées entre elles comme dans les aortes jeunes et adultes. sont, la plupart du temps, séparées en tronçons plus ou moins longs, entre lesquels les éléments du tissu conjonctif sont insinués ; malgré cette fragmentation, les divers tronçons d'une même lame, conservent leur orientation primitive et il est facile de retrouver la direction première de la lame élastique. Quelques-uns de ces fragments élastiques ont encore conservé une certaine longueur, mais beaucoup d'autres sont très courts, souvent même réduits à un seul point réfringent, de telle sorte que, par places, la lame primitive n'est plus représentée que par une série de petits points ou de petits traits que leurs caractères optiques ne permettent pas de