‹ Contribution à l'étude des artères séniles normalesChapitre 6 sur 32 · ET · texte numérisé non relu

ET

Cependant J.-P. Franck (') dès 1792, avait remarqué au cours de nombreuses autopsies, que l’endartère était souvent rouge et tuméfiée sur le cadavre d'individus morts de certaines maladies fébriles; pour lui, cette rougeur était l'indice de la phlegmasie artérielle. Du reste, au point de vue clinique, il ne sut pas interpréter la valeur de la lésion qu'il avait découverte, car il en fit la manifestation cellulaire de l'embarras gastrique. Cette idée reprise par Pinel (?) prit des proportions considérables et ce dernier voulut voir dans l’artérite, la caractéristique de la fièvre typhoïde peutêtre. et sûrement celle de la synoque ! Il crut nécessaire de donner un nom à cette entité et la baptisa fièvre angioténique. Broussais lui-même hanté tout d’abord par sa grande conception nosographique de la gastro-entérite, ne s attacha que vers la fin de sa vie, à soutenir contre Laennec, la théorie inflammatoire de la rougeur artérielle. De là, à entrevoir toute une pathogénie nouvelle de la fièvre en général et non pas de telle ou telle fièvre comme autrefois Piel, il n'y avait qu'un pas. Bouillaud (*) le franchit et exposa cette pathogénie de la fièvre en même temps que son angiocardite. Mais un revirement subit survint, et Hogdson (‘) sembla prendre à tâche de détruire pièce à pièce l’œuvre successivement édifiée par Pinel, Franck, Broussais et Bouillaud. Ramenant le fait primitif à ses véritables proportions, il fit voir que ces prétendues rougeurs, interprétées par Pinel comme de l'inflammation de l’endar-tère, étaient tout simplement des phénomènes d’'extravasaton et d’imbibition cadavériques. L'opinion de Hogdson fut

(4) J. P. Franck, De curandis hominum morbis epitome, Manheim, 1792:

(2) Pinel, Nosographie philosophique, t. I, Paris 1813.

(3) Bouillaud, Traité des fièvres dites essentielles, Paris 1826.

(4) Hogdson, Essay on Diseases of the arteries and Veins, 1S11.

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