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ÉTUDE HISTOLOGIQUE DES ARTÈRES SÉNILES

Pour étudier avec fruit les modifications apportées par la sénilité dans la structure du système artériel, nous avons cru nécessaire d'examiner comparativement ce système chez des vieillards de différents âges, en prenant comme terme de comparaison les artères d’un individu jeune, sans aucune tare pathologique susceptible de retentir d’une facon quelconque sur l'appareil circulatoire.

A cet effet, Les coupes que nous avons utilisées pour nos recherches ont été pratiquées :

Sur les artères d'individus jeunes, de dix-huit à vingtcinq ans, qui nous donnent la structure typique normale dans laquelle tous les éléments constitutifs, ayant atteint leur complet développement, sont représentés; c'est le type adulte normal. On sait, en effet, que certains éléments histologiques, tels que ceux qui constituent les couches profondes de l’endartère dans les gros vaisseaux du type élastique, n'apparaissent et ne sont complétement formés que vers la dix-huitième ou la vingtième année chez l'homme.

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Sur les artères de séniles normaux d'àâges différents et progressivement croissants, se rapprochant autant que possible du sénile idéal de Boy-Teissier, vieillards atteionant parfois un âge très avancé sans qu'aucune des lésions si caractéristiques de l'artério-sclérose ne soit appréciable chez eux ; individus, par conséquent, dont le cycle évolutif n'a jamais été entravé par aucune maladie infectieuse pouvant laisser des traces sur le systéme artériel, constituant l'exception, il est vrai, mais enfin qu'il nous faut bien reconnaître comme représentant le véritable type de la sénilité, celui chez lequel nous devons étudier, avec les plus grandes chances de nous approcher de la vérité, la structure du tissu sénile normal ainsi dégagé de toute autre cause modificatrice.

Mais, on ne saurait trop le répéter, de tels vieillards sont rares et pour un individu qui atteint, par exemple, quatrevingts ans sans présenter de traces manifestes d’altérations pathologiques, combien d'autres qui montrent des lésions artérielles souvent extrêmement avancées, bien avant d’avoir atteint cet àge.

Aussi, nous a-t-il paru nécessaire d'étudier concurremment le système artériel du vieillard commun, le weillard artério-scléreux, afin d'examiner comparativement la lésion pathologique à côté de la modification évolutionnelle et d'essayer de nous rendre compte des résultats de ce processus sur l'organisation histologique des vaisseaux.

En dernier lieu, pour controler les résultats obtenus chez l'homme, nous avons examiné divers points de l'arbre artériel chez différents animaux jeunes et vieux. Parmi les mammiferes, le chien et le chat dont la vie domestique permet d'être fixé sur la durée de ieur existence, ont fait l'objet de cette étude ; poursuivant nos investigations, dans le même ordre d'idées, chez les vertébrés inférieurs, nous

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avons étudié le bulbe aortique et ses vaisseaux nourriciers chez quelques poissons dont la taille énorme attestait, sans aucun doute, un âge très avancé.

Au point de vue de leur structure, les artères, comme on le sait, ont été groupées suivant trois types distincts l’artériole, l'artère à type musculaire et l'artère à type élastique ; nous avons étudié les modifications de structure de ces trois types dans chacun des sujets considérés. Or, comme la structure de l’artére est d'autant plus simple que celle-ci est plus petite, nousavons pensé qu'il était logique, comme dans les descriptions classiques des artères en histologie, de commencer l'étude des modifications séniles par les petites artérioles dont l'organisation élémentaire nous permettra de saisir plus facilement les changements survenus dans leur constitution. Dans ce groupe, nos observations ont porté sur les artérioles nourricières des parenchymes, telles que celles du myocarde, puis celles du foie et du rein où l'on rencontre des vaisseaux de tous les calibres, depuis le capillaire jusqu'aux artères à type franchement musculaire. Ces dernières ont été plus particulièrement étudicesdanslesradiales, coronaires et pédieuses. Enfin, l'aorte a été choisie parmi les artères du type élas— tique, tant à cause de son importance, qu'en raison de la complexité des couches qui la constituent.

TECHNIQUE HISTOLOGIQUE. — Les artères ont été étudiées au moyen de coupes longitudinales et transversales ; les premières, utilisées ordinairement pour se rendre compte dé la structure histologique, les secondes nous avant paru souvent préférables pour étudier la répartition topographique des lésions pathologiques ou des modifications séniles.

La technique que nous avoas employée est des plus simples

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