‹ Contribution à l'étude des artères séniles normalesChapitre 9 sur 32 · LS AR · texte numérisé non relu

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el ne présente rien de particulier. Pour les grosses artères, nous avons ainsi procédé : tension préalable sur un liège, la direction étant soigneusement notée; fixation par les vapeurs d'acide osmique et durcissement par la gomme et l'alcool. Les coupes sont ensuite reçues dans l'eau et colorées au picro-carmin ou à l’éosine et l'hématoxyline, puis lavées, éclaircies et montées dans le baume. Pour les petites artérioles des parenchymes, des fragments de ces divers tissus sont d’abord fixés parle liquide de Müller ou l'acide picrique, puis lavés et durcis par la gomme et l'alcool, après quoi, les coupes son effectuées comme précédemment. La technique de Gerlach (') nous à aussi été d’un grand secours pour l'étude des éléments musculaires, élastiques et lamineux des artères : On trempe des coupes minces d'artères dans une solution faible d'hématoxyline et on les passe ensuite quelques minutes dans une solution étendued'acide picrique; on lave et on monte dans le baume. Les fibres cellules et surtout les noyaux apparaissent d'un beau violet; le tissu lamineux d’un brun rougeûtre clair et les fibres élastiques, jaune paille.

Ainsi préparées, il ne reste plus qu'à rechercher, parmi les coupes, celles qui présentent le plus nettement des sections d’artères bien perpendiculaires à leur direction pour étudier la coupe tranversale, ou parfaitement parallèles pour l'étude des coupes longitudinales. Car une cause d'erreur trés fréquente au début de ce genre d'études, est assurément l'examen de coupes plus ou moins obliques par rapport à la direction du vaisseau et considérées comme transversales, ce qui fait croire à l'existence d'une zone de tissu anormal en dedans de la limitante interne et qu'on interprète de suite, comme de l’endartérite. Mis en garde

(1) Siés. d, phys. méd. Soc. su Erlangen, 1872.

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contre ce petit accident qu'il est facile d'éviter en examinant soigneusement les divers points de ia préparation, et en pratiquant des coupes sur des tissus à éléments histologiques dans lesquels on peut s'orienter facilement, on vérra sur les sections transversales d'artères normales : la zone endartérielle, dont l'endothélium est la plupart du temps disparu par macération cadavérique, presque nulle dans les petits vaisseaux et d'autant plus importante que l'artère considérée est de plus gros calibre ; la lame élastique interne, mince, plus ou moins festonnée, point de repère précieux et facile à distinguer par sa réfringence et sa coloration spéciales, puis la tunique moyenne ou mésartère avec ses fibres cellules musculaires dont les noyaux apparaissent avec une grande netteté sous l'influence des colorants, tandis que les éléments élastiques, lorsqu'ils existent dans cette zone, se reconnaissent facilement à leur teinte jaune paille ; enfin, la tunique externe, périartère, ou tunique adventice, à éléments conjonctifs entremêlés de fibres élastiques et en continuité avec le tissu conjonctif ambiant.

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