COMPLICATIONS
L'arthrite à pneumocoques présente peu de complica- {ions qui lui soient spéciales et qui, par conséquent, méritent de nous arrêter beaucoup. On ne peut pas ranger sous cette rubrique les autres localisations telles que la broncho-pneumonie, la pneumonie, la méningite, la péritonite, qui, nous l'avons vu, précèdent l’arthrite eten sont la cause occasionnelle ou tout au moins apparaissent en même temps pour traduire une même infection générale.
Nous avons vu plusieurs fois, dans les observations que nous avons eu l’occasion de parcourir, que la seplicémie avait emporté le malade peu de temps après lapparition de l'arthrite, mais nous ne pensons pas que lon puisse considérer cette terminaison comme une complication. Elle est plutôt, nous semble-tl, le résultat de lempoisonnement général, de la pneumocoecie dont Parthrite n'est qu'une manifestation locale, presqu'un épisode acerdentel. C’est ainsi que le malade d'Ausset, au 6° jour d'une pneumonie à forme sévère, présente une double arthrite pneumococeique. Mais les symptômes généraux disent assez que toute l'économie est en proie à une intoxication redoutable et le malade meurt en 24 heures. On ne peut véritablement pas mettre ce dénouement sur
le compte d'une complication.