‹ Contribution à l'étude des arthrites gonococciques et de leur traitement chirurgicalChapitre 26 sur 39 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Le nombre de traitements est très considérable, et cette multiplicité même montre bien à quelles difficultés on se heurte. D’aucuns prétendent que l’arthrite gonococcique n’est pas du ressort chirurgical, et que seul le médecin peut la guérir d’une façon satisfaisante. Actuellement, nous sommes loin de ces prétentions soutenues par M. Ron ; il est juste de dire avec Kônig : « Les arthrites blennorhagiques sont une maladie d’un ordre souvent chirurgical, au moins autant que la tuberculose articulaire ». En vérité, on ne peut fixer de règle absolue, et sans s’exclure les deux méthodes doivent souvent se compléter.

Nous passerons rapidement en revue les traitements médicaux et physiothérapiques et nous nous attacherons plus particulièrement au traitement chirurgical.

Ps RATE AS $ 1. - TRAITEMENT MEDICAL

Avant toute tentative de traitement, il importe de s’attaquer immédiatement à la source même de la maladie, c’est-à-dire le plus souvent à l’uréthrite ou à l’infection des voies génitales. En effet, le médecin doit se proposer deux grands buts :

1° La fin de la maladie aiguë, c’est-à-dire la guérison clinique du foyer initial, de l’arthrite, de la septicémie ;

2° Le retour des mouvements articulaires.

Donc deux traitements locaux :

a) Celui de l’infection uro-génitale par les méthodes habituelles ;

b) Celui de l’arthrite elle-même.

et un traitement général.

Page 1