A) IMMOBILISATION
L’immobilisation fut portée aux nues par certains auteurs tels que VERNEUI, tandis que d’autres, avec VIGROUX, TESSIER et BoNNEeT, l’accusent d’être la cause de toutes les « atrophies musculaires, des raideurs musculaires et des ankyloses ». Les deux avis sont également justifiés, car tout dépend de l'opportunité de son application.
Quand peut-on immobiliser une articulation ?
Ge traitement est surtout indiqué dans les formes excessivement douloureuses, qui malheureusement,
LE DR as
mènent le plus souvent à l’ankylose. L’immobilisation répond alors à deux buts : tout d’abord, elle amène une sédation très rapide des phénomènes douloureux, le malade peut ainsi se reposer et dormir. En outre, comme ces arthrites se révèlent parfois invinciblement ankylosantes, elle permet de régler l’ankylose et de maintenir l’articulation dans la position la moins défavorable.
Cette méthode cependant ne convient que dans les cas bénins, dans les autres formes, elle n’est qu’un pis aller où le médecin se contente de diriger l’ankylose tout en laissant le malade devenir infirme. Il y aura donc lieu de ne l’employer que pour obtenir une sédation rapide des phénomènes aigüs.
B) MoBILiISATION
Cette méthode est de beaucoup préférable, déjà BoYER y insistait : « Dans toutes les maladies articulaires susceptibles de se terminer par l’ankylose, il faut faire tous les jours des mouvements gradués et ménagés aussitôt que la maladie le permet ».
Mais c’est WiLLEMS qui en a fait une règle générale : mobilisation précoce, et mobilisation immédiate après l’acte chirurgical.
La mobilisation forcée sous anesthésie, pour éviter l’ankylose, doit être pratiquée avec une grande circonspection, car elle expose à bien des
accidents.
EC 7: HS C) MASSAGE
Préconisé par quelques médecins, ce traitement est peu recommandé et son application demande une extrême prudence.