PRO TANE
culaire, la plupart des chirurgiens font un lavage minutieux de toute l’articulation. Dans ce but, on emploie surtout les sérums, l’éther, le chlorure de zinc, l’eau phéniquée, l’eau iodée et l’eau bouillie à 50°, etc.
On préconise aussi l’action des rayons ultraviolets sur l’articulation ouverte laissée exposée à leur action pendant dix minutes environ, ou encore le passage de courants d’oxygène ou d’air chaud. En résumé, après avoir fait l’ouverture large de l’articulation, on la stérilise le mieux possible.
Mais tout n’est pas terminé ; autrefois, on drainait largement et longtemps. Cette pratique est actuellement abandonnée. Le plus souvent, on referme immédiatement, ou tout au plus, pour certaines pyarthroses, on laisse un petit drain très court pendant un jour ou deux.
Dans les cas de pyarthrose, le drainage peut être évité par certains procédés dont le meilleur est celui que préconise WiLLEMs. Au trente-cinquième Congrès de Chirurgie en 1926, cet auteur a résumé et précisé sa méthode.
Il distingue trois formes d’arthrites :
a) L’une avec épanchement séreux, b) La deuxième avec exsudat solide,
c) La troisième avec épanchement purulent,
Bien entendu, à tous ces cas il applique la mobilisation active, immédiate et précoce, mais après des actes opératoires différents.