‹ Contribution à l'étude des arthrites gonococciques et de leur traitement chirurgicalChapitre 31 sur 39 · OO SAR · texte numérisé non relu

OO SAR

a) Pour la première forme, une ponction précoce suffit souvent.

b) L’arthrite à exsudat solide est plus grave, parce qu’elle tend, le plus souvent, à l’ankylose. La cavité articulaire est bourrée de blocs fibrineux et tous les tissus péri-articulaires en sont infiltrés. Deux buts à atteindre : suppression de la douleur, lutte contre l’ankylose, « Je fais, dit-il, une longue arthrotomie verticale qui ouvre largement la synoviale, dont j’enlève les amas fibrineux, les blocs d’exsudats solides, jusqu’à vider complètement la cavité articulaire. Puis je fais de même pour les tissus péri-articulaires dont j’extirpe les amas d’exsudats. L’arthrotomie est ensuite fermée par soudure hermétique ».

c) Contre les formes à épanchements purulents, il convient de faire une arthrotomie la plus large possible ; larticulation est laissée entièrement ouverte « en soignant qu’elle ne tende pas à se fermer par ses angles, danger particulièrement menaçant dans l’arthrite gonococcique. Il faut ensuite passer sans délai à la mobilisation active ».

Pour empêcher la fermeture de la plaie, Wi- LEMS indique un procédé qui consiste « à passer au travers de l’articulation un crin unique, dont les chefs sont ramenés en avant, de manière à former un anneau lâche. Ce crin, en glissant doucement d’une extrémité à l’autre, scie en quelque sorte les adhérences ».

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