‹ Contribution à l'étude des arthrites gonococciques et de leur traitement chirurgicalChapitre 7 sur 39 · ARS RE · texte numérisé non relu

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mie tellement spéciale, que l’on doit le diagnostiquer même avant d’avoir examiner l’uréthre ; c’està-dire qu’il est possible d’affirmer la blennorhagie, de par les symptômes mêmes du rhumatisme, ainsi que je l’ai vu faire par mon maître RICORT ».

HERVIEUX pressent la vérité en regardant le rhumatisme blennorhagique comme la conséquence d’un véritable empoisonnement ; comment s’établit cette diathèse ajoute-t-il, y a-t-il métastase, pénétration directe du principe virulent dans les voies circulatoires ? Je l’ignore, mais je sais que la blennorhagie peut donner lieu à des manifestations très variées et très multiples qui ne sont explicables que par une infection du sang, une intoxication. De méme FÉRÉOL : « La puissance énorme de contagion de certaines chaudepisses, réduites à l’état de blennorrhée presque insignifiante, me paraît un argument très sérieux en faveur de l'hypothèse d’un virus non identique, mais analogue à celui du chancre mou ».

Enfin, les bactériologistes se mettent à l’œuvre avec HALLIER (1872), BOUCHARD (1878), SALISBURY (1879). NEISSER, en 1879, découvre et décrit le gonocoque. En 1884, KAMMERER trouve le gonocoque dans une articulation ponctionnée le deuxième jour.

FINGER, NEISSER font la preuve scientifique vraie ce l'infection articulaire gonococcique. Enfin en 1894, HEWES isolait le gonocoque par ensemencement du sang de deux malades atteints de polyarthrites blennorhagiques. D’autres hémocultures positives suivirent.

M De: , NE

En 1900, Bazzer, au Congrès International de Médecine, pouvait dire : « Le gonocoque de NEïis- SER, agent pathogène de la blennorhagie des muqueuses, est aussi l’agent pathogène de l'infection générale.

Nous arrêterons ici cet historique : la preuve Bactériologique de l’arthrite gonococcique est obtenue.

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