A) CAUSE EFFICIENTE
L’arthrite gonococcique est toujours une complication d’une atteinte blennorhagique initiale. La lésion primitive la plus fréquente est assurément l’uréthrite, chez l’homme, et, chez la femme, toute localisation gonococcique (Vulvite, vaginite, uréthrite). Il ne faudrait pas cependant voir dans l’atteinte uréthrale « une cause essentielle, efficiente, indispensable >» comme le voudrait FOURNIER.
En effet, bien d’autres portes d’entrée peuvent être incriminées :
Chez l’adulte, l'infection occulaire peut être le foyer primitif ; c’est ainsi que TESTELIN et PoNcET soignant un malade atteint de panus ont vu une arthrite gonococcique consécutive à l’inoculation blennorhagique à la conjonctive.
De même la balanite et la blennorhagie anale sont susceptibles de complications articulaires. Nous laisserons de côté les portes d’entrée véritable-
DR
ment exceptionnelles : ulcères de jambe infectés (LEBDE), lésion du doigt (dactylite suppurée), citée par Otto MAYER, et abcès lymphangitique, décrit par Gopwisxi. Mieux vaut insiter sur l’uréthrite.
L’intensité plus ou moins grande de l’écoulement ne semble pas jouer un rôle dans la genèse des complications articulaires. L’uréthrique chronique peut se compliquer des mêmes formes d’arthrite que l’uréthrite aiguë.
La profondeur des lésions gonococciques joue, par contre, un rôle assez fréquent : une uréthrite d’apparence légère peut se compliquer, mais presque toujours c’est une uréthrite postérieure ou une uréthrite chronique indolore, passée inaperçue.
Le rôle des vésicules séminales a été très étudié, surtout par KREISSL, FULLER et Rose. Certains y voient de véritables réservoirs de virus, théorie confirmée par le succès de la sémino-vésiculotomie dans certaines arthrites.
B) CAUSES PRÉDISPOSANTES
a) La diathèse arthritique doit-elle être considérée comme favorisant une localisation articulaire de la blennorhagie. À ce sujet, des opinions nombreuses et contradictoires ont été émises. Toutefois, il ne semble pas y avoir de corrélation. MoNpoR, dans ses quatre-vingts observations personnelles, ; de même, les malades, dont nous citerons les obser-
n’a relevé aucun antécédent rhumatismal