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face articulaire d’un cubitus, disparition qui mettait à nu le tissu spongieux de l'os infiltré par le pus. M. Marfan signala l'aspect rouge et injecté de la synoviale, l’altération du cartilage, sa couleur jaune ambrée, sa consistance nettement plus molle qu’à l'ordinaire : l'examen histologique lui avait montré une dégénérescencegraisseuse des cellules cartilagimeuses,avec parfois une prolifération de celles qui sont les plus voisines de la surface.
L'examen des coupes que nous avons pu faire (Obs IV) grâce à l'obligeance du Dr Jacques Debray, nous a permis d'observer les mèmes faits. Il nous a montré le pourtour de la masse cartilagineuse d’une tête humérale irrégulier, sinueux, comme déchiqueté par endroits ou entamé, à l’emporte-pièce. Cette masse est en certains points pénétrée, parfois assez profondément, par des axes vasculo-conjonictifs déterminant autour d'eux une réaction histologique spéciale : au niveau de celte pénétration les cellules cartilagineuses se multiplient abondamment, s’hypertrophient parfois d'une façon considérable ; leurs capsules viennent en contact par disparition de la substance fondamentale, s'ouvrent souvent les unes dans les autres ; puis les cellules, très gonflées, subissent une dégénérescence granuleuse et finissent par ne plus être reconnaissables.
La ligne d’ossification est irrégulière et les vaisseaux médullaires pénètrent dans la masse cartilagineuse — ces dernières lésions ne se différencient d'ailleurs guère des lésions rachitiques banales que par l’absence de formation du tissu spongoïde.
Le tissu péri-articulaire participe à ce processus inflammatoire, qui paraît avoir eu une marche assez rapide. Les zones conjonctives péri-vasculaires sont infiltrées de nombreuses cellules jeunes, arrondies. Autour des capillaires on irouve quelques plasmocytes, avec ébauche de matière chromophile en rayons de roue. Par endroits sont visibles des lésions très nettes d’endartérite, voisinant avec des îlots de nécrose et de pus. Nulle part on ne peut déceler de micro-organismes.
Ces lésions articulaires importantes histologiquement comme du point de vue macroscopique, ne sont pas d’ailleurs une exception. Dans le cas qui nous est particulier, l’'autopsie n’a fait que confirmer les données de la radiologie. Auparavant Dembo, Hallez, R. Broca avaient observé des destructions parfois assez étendues du pourtour articulaire et même de l’épiphyse toute entière d'un os long (obs. V). Le plus habituellement elles consistent en une échancrure, une cupule plus ou moins irrégulière, entamant l’ombre de la tête articulaire .
De l’ensemble des observations que nous avons pu recueillir de suppurations articulaires accompagnant la maladie de Parrot, il apparaît que ces suppurations n’attaquent généralement qu’une Seule articulation, et le plus souvent l’épaule. Dans les 11 cas que nous publions d'autre part, nous trouvons en effet 9 cas d’abcès uni-articulaires contre 2 cas d’abcès pluri-articulaires. Dans le premier de ces 2 cas, les deux genoux étaient pris (obs. I), dans le second (obs. V) le genou et le poignet étaient atteints à la fois. Parmi les 9 obser-
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valions de monoarthrite on relève la suppuration de l'épaule, avec une fréquence remarquable, dans 7 cas. Les 2 autres cas concernent des arthrites de l’articulation du coude. L'opposition qui existe entre l'unité habituelle de la localisation articulaire et la pluralité des lésions d'ostéo-chondrite de la syphilis héréditaire est un faitintéressant à noter.