‹ Contribution à l'étude: Des arthropathies de la syphilis héréditaire tardiveChapitre 17 sur 38 · RO · texte numérisé non relu

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Il existe sur la langue une glossite desquamative des plus nettes.

Le 20, l'enfant est endormi et examiné avec soin. On trouve immédiatement au-dessous du grand trochanter, une double tumeur osseuse, l’une à la face antérieure, l’autre à la face: postérieure du fémur.

L’articulation elle-même ne semble pas malade. Les mouvements sont conservés dans une très grande étendue et très peu douloureux.

Pas de contracture des muscles péri-articulaires, pas d'attitude vicieuse permanente. Tout, en un mot, donne l’impression d’une affection justa-articulaire plutôt qu'articulaire.

Les parents de l'enfant ont été examinés.

La mère est parfaitement bien portante et n’a aucun antécédent suspect.

Le père, bien portant aujourd’hui, a eu, à l’âgè de 24 ans, un chancre unique ; pas de bubon, pas de roséole, pas de chute de cheveux, mais, à plusieurs reprises, il a eu des plaques muqueuses dans la bouche, soignées par l’iodure et la liqueur de Van Swieten.

L'enfant est mis au traitement par l’iodure et les frictions

mercurielles. On ne le soumet à aucune immobilisation, il marche à volonté.

10 novembre 1896. L'enfant est revu. Il existe toujours une augmentation de volume considérable de l'extrémité supérieure du fémur avec intégrité de tous les mouvements de l’articulation, indolence absolue, absence de contracture. L’enfant marche avec une légère claudication.

Traitement : Sirop de Gibert. Emplâtre de Vigo.

17 Décembre. Le gonflement de l'extrémité fémorale a notablement diminué. L'enfant marche sans douleur et presque sans claudication,

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L'éruption abdominale a continué à évoluer : les anciens placards ont disparu ; mais il en est apparu de nouveaux. On continue le traitement.

30 Janvier 1897. Les tuméfactions osseuses ont complètement disparu.

Les mouvements articulaires sont complets.

Il ne persiste qu’un peu d'épaississement de l'extrémité supé: rieure du fémur au niveau de l’articulation.

L’éruption abdominale a aussi disparu complètement.

Le traitement est supprimé. La guérison persiste,

OBSERVATION XV (Résumée) Kirmisson et JacoBson (Revue d'orthopédie 1897). . Hérédo-syphilis probable. — Arthropathie de la hanche

gauche.

Lucien A.., 11 jours, né le 24 août 1896, aucun renseignement,.

5 septembre 1896. L’enfant se présente la cuisse gauche fléchie à angle droit sur le bassin; grâce à la contracture musculaire, on ne peut la placer dans l’extension complète.

Autour de l’articulation coxo-fémorale, surtout en haut et en arrière existe un empâtement manifeste, renitent par places, comme s’il y avait du liquide dans l’articulation.

L'enfant est petit, sa peau est violacée et marbrée, sur les bourses et à la racine des cuisses, excoriations sans caractère.

La moitié droite du scrotum est épaissie ; un peu d’hydro- ” cèle vaginale.

Pas dé trace de syphilis évidente.

On fait une ponction exploratrice à la seringue de Pravaz en arrière du grand trochanter, on ne retire que quelques gouttes de sang.

Sans diagnostic précis, l'enfant est mis au traitement (frictions mercurielles et bains de sublimé),

Dès la deuxième friction, l’empâtement diminue, l'enfant augmente de poids. |

29 septembre 1896. Presque plus d’empâtement. L'enfant exécute des mouvements spontanëés avec le membre malade et on peut faire mouvoir ce membre sans provoquer des cris.

14 octobre. Les mouvements sont indolores et très étendus; il subsiste une légère flexion de la cuisse sur le bassin.

L'enfant n’a jamais présenté de fièvre.

Remarquons dans cette observation l'attitude vicieuse du membre et les phénomènes douloureux.

Néanmoins, cette observation s'écarte sensiblement du type ordinaire de l’ostéo-arthropathie hérédo-syphilitique.

Peut-être est-ce là le début aigri de l’arthropathie chronique observé chez les autres malades en général.

OBSERVATION XVI (Résumée). J. BRAQUEHAYE.

(In. Ann. de Dermat. et syph. 1898).

Le nommé F..., mécanicien se présente le 10 mars 1897, avec tuméfaction du genou droit.

Antécédents héréditaires. Mère, 2 ans avant de mettre au monde F..., a eu un chancre induré du sein, en allaitant un nourrisson syphilitique. Jamais de fausses couches.

A. personnels. Né petit, malingre, avec des excoriations sur le corps, a marché tard et avec des tuteurs pendant plusieurs années. Dur d’oreille. Affection ancienne de la cornée, guérie par le traitement spécifique. Marié, il a eu une fille atteinte de double luxation congénitale de la hanche.

A 8 ans, douleurs vives, ostéocopes, dans le tibia gauche, Surtout nocturnes.

A 18 ans le genou gauche devint gros, sans douleur vive;

F,.., marchait comme auparavant,

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Entré à St-André, le professeur Lannelongue le guérit par l'iodure. |

À 25 ans, nouvelle poussée dans le genou gauche; même traitement suivi de guérison.

A la fin de 1895, à 27 ans, le genou droit est pris à son tour; un rebouteur de Bordeaux diagnostique une tumeur blanche, ordonne du massage, des marches forcées ; après six mois de ce traitement, pas d'amélioration ; il vient consulter.

A la vue le genou droit est globuleux, son bord externe porte une ulcération large comme la main, à fond blafard, bourgeonnant, à bords polycyclique et surélevés. ‘

Au palper : hydarthrose bien marquée. Les épiphyses fémorale et tibiale sont épaissies et la rotule notablement élargie (1/4 de plus que la rotule gauche).

Epaississements localisés de la synoviale, sensation analogue à celle d’un kyste à grains riziformes. Mouvements conservés, mais s’accompagnant de craquements nets, percep- ” tibles à distance. De ce triangle de Scarpa, adénopathie dure, mobile, indolente.

Le genou est indolent à la pression, les os eux-mêmes sont peu sensibles; la percussion du talon, les mouvements spontanés ou provoqués sont indolores; marche facile, boiterie légère.

Pas de liquide dans le genou gauche. La tubérosité antérieure des deux tibias forme une exostose indolente à la pres- Sion.

Exostoses saillantes sur les deux clavicules. Saillie anormale des épitrochlées.

Toutes les dents sont gâtées.

Traitement. Emplâtre de Vigo cum mercurio sur le genou droit ; à l’intérieur deux cuil. de sirop de Gibert et deux gram. de K I par jour.

Le 10 avril (en trois semaines) amélioration notable, ulcé-

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ration presque complètement cicatrisée; le genou a diminué de moitié.

Le 15 mai le malade est à peu près guéri : le blindage de la synoviale à disparu ; il ne reste que très peu de liquide dans Je genou ; les épiphyses restent volumineuses.

Le traitement est continué hors de l'hôpital.

Le 6 août 1898. Malade revu ; le malade est resté complètement guéri pendant les six mois qu’il a continué le traitement. Il a pu s’embarquer et faire depuis près d’un an sur un bateau le pénible métier de soutier sans accident; il y a quinze jours il reçoit un gros bloc de charbon sur le genou, qui provoqua d’abord une plaie et un épanchement vingt-quatre heures après ; le genou est alors dans le même état qu’à sa première visite, le 19 mars 1897, Mème traitement.

Deux mois après, le 1° octobre, genou en voie de guérison, * plaie très diminuée.

Le 25 octobre : plaie fermée ; il reste très peu de liquide, le malade est assez guéri pour s'embarquer de nouveau.

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