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vitis of the Knee in hereditary syphilis. The Lancet 27 février 1886). Nous lui emprunterons les éléments de notre description, en nous appuyant aussi sur notre observation (obs. XXI) que nous croyons typique. Clutton en à observé avec soin 7 cas ; les 4 autres de son mémoire lui ont été communiqués par les docteurs Nettleship et Lausford ; MM. Lavergne et Perrin. internes dans le service de M Fournier ont rapporté un cas publié dans la thèse de Ranguedat et que M. Kirmisson classe parmi les hydarthroses pures; celui que nous fournissons ferait le 13° publié. C’est donc un accident relativement rare.
L'âge moyen des malades est de 12 ans. Là, encore le début est excessivement lent, l'évolution chronique.
Les caractères les plus importants de cette affection sont :
À.— L'hydarthrose double. — La symétrie, en effet, est un signe capital de cette lésion; c’est elle qui fit soupçonner à Clutton que l’hydarthrose double pourrait bien être de cause diathésique et il découvrit très facilement que les malades étaient atteints de syphilis héréditaire. Certes la goutte, le rhumatisme, la blennorrhagie peuvent bien produire des synovites symétriques, mais jamais, d’après Clutton, ces maladies n’affectent les deux genoux à l'exclusion de toute autre articulation. Dans tous les cas où il a trouvé les 2 genoux remplis de liquide et à peine douloureux, pris à | la fois et à l'exclusion de toute autre jointure, le sujet frappé était un syphilitique héréditaire. Néanmoins quelques cas très rares font exception à la règle: chez notre malade, par exemple, le coude droit et légèrement
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tuméfié et il y a des douleurs dans les 2 tibio-tarsiennes: mais dans un seul des 11 cas de Clutton, un examen attentif a montré qu’au début les 2 tibio-tarsiennes avaient été tuméfiées. La symétrie exclusive aux deux genoux n’est donc pas absolue, malgré sa grande fréquence. Quoiqu'il en soit l'affection siège toujours aux genoux et dans les cas où elle attaque en même temps d’autres jointures, les articulations fémoro-tibiales sont les plus atteintes. Elles le sont en général l’une après l’autre, comme chez notre malade; dans un cas de Clutton l’un des genoux a été pris 2 ans après l’autre. Les malades ne se plaignent ordinairement que d’un peu de raideur dans un genou où l’on constate manifestement à l'exploration la présence de liquide, mais jamais l'hydarthrose « ne donne la sensation: d’une tumeur tendue ». Si lon examine avec soin l’autre genou, on trouve également un certain degré d’hydarthrose moins prononcé que du côté qui a donné l'éveil. Il est donc incontestable que les articulations sont déjà atteintes depuis un certain temps avant qu'aucun symptôme de géne ne se déclare.
Dans peu de cas la synoviale était épaissie et c'était dans les cas cas anciens; chez la plupart de ces sujets la tuméfaction semblait surtout produite par l’épanchement ; c’est ce qui existe pour notre petite malade; chez elle, après 2ans d'existence, l'hydarthrose n’a pas abouti à un épaississement des culs-de-sac appréciable à Ja palpation ; dans les cas où il existe, il semble secondaire à l’épanchement et il est uniforme . contrairement à ce qui arrive dans la forme précédente où il est surtout localisé et par cela même probablement primitif. 5
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B.— L'indolence fonctionnelle.— Comme dans la forme précédente, les mouvements passifs ou actifs ne provoquent pas de phénomènes douloureux. L’affection est par conséquent négligée par la plupart des malades parce qu’ils ne souffrent pas et parce quêé « cela ne les gêne plus en rien ». Ils s'y habituent et n’y pensent plus ; souvent ce ne sont pas eux qui révèlent leurs hydarthroses et on les découvre en pratiquant l'examen complet du malade qui est venu consulter pour une affection tout autre. Il marche sans beaucoup de difficulté, il vient à pied à l’hôpital sans souffrir ; on peu presser sur l’interligne articulaire, on peut imprimer des mouvement sans provoquer la moindre douleur : l'articulation est, pour ainsi dire indifférente et à toute l'étendue de ses mouvements. Point d’attitude fixe, point de contractures, point d’empâtement, point de rougeur, point de chaleur, point de modifications de la peau.
C. — Le volume normal des extrémités osseuses. — Cette intégrité est tout au moins apparente; dans notre observation elle semble des plus nettes.
D. — L'influence du traitement antisyphilitique. — T1 produit le même effet que celui que nous lui avons assigné dans toutes les formes de l’arthropathie hérédosyphilitique, La guérison est généralement rapide et complète, bien que les médicaments spécifiques n’aient pas, d’après Clutton, dans la syphilis héréditaire, la même influence que dans la syphilis acquise. Le repos au litet les divers appareils d’immobilisation sem- ‘blent n’avoir aucune action efficace.
E. — Co-existence presque constante de la kératite