‹ Contribution à l'étude: Des arthropathies de la syphilis héréditaire tardiveChapitre 32 sur 38 · TRE · texte numérisé non relu

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pathies syphilitiques ; on se rappellera que l’arthropathie de croissance a souvent un début brusque, les douleurs articulaires qui l’accompagnent ne ressemblent pas aux douleurs spontanées, vagues, plus généralisées de l’hérédo-syphilis, très caractéristique est la douleur à la pression au niveau de la région juxtaépiphysaire ; il y a de la claudication plus marquée, les mouvements physiologiques sont limités par une sorte -de vigilance musculaire ; les attitudes vicieuses existent plus ou moins. La fièvre, peu élevée il est vrai, est souvent méconnue et procède par de petits accès courts et irréguliers auxquels succède l'abattement ci-dessus indiqué; on ne peut donc se fonder sur ce signe : l’accroissement rapide de la taille est plus important à considérer ; enfin l’enfant n’est pas à l’abri de poussées aiguës,

Si l’arthrite blennorrhagique aiguë ne risque pas de se confondre avec l’arthropathie hérédo-syphilitique, il n’en est pas de même de l’hydarthrose gonococcienne ; dansles cas où cette dernière succède à la forme aigué, le diagnostic sera encore facile, mais il peut arriver qu’elle soit d'emblée la seule manifestation du rhumatisme blennorrhagique, alors les symptômes généraux et douloureux font défaut, la fièvre manque, le malade à l’usage de son ou de ses articulations, sa durée est longue et sa guérison peut survenir spontanément d'une façon complète; mais elle dégénère souvent en arthrite déformante. Se fondant d’abord sur l’absence des signes essentiels de toute arthropathie syphilitique héréditaire, le clinicien sera guidé en outre par le caractère parfois mono-articulaire de la

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lésion, par la recherche des autres manifestations de la blennorrhagie, par la tendance aux raideurs articulaires ou à l’ankylose, par le manque de récidives, enfin et surtout il lui suffira, pour en reconnaître la véritable nature, d'examiner avec soin cliniquement el bactériologiquement l’urêthre, la vulve, le vagin et les conjonctives. |

L'arthrite sèche survient généralement, il est vrai, à un âge plus avancé, mais on peut à la rigueur la rencontrer chez des sujets qui ont à peu près l’âge des hérédo-syphilitiques ; les déformations qu’elle imprime aux extrémités osseuses sont plus irrégulières ; la douleur existe généralement ; elle s’accompagne de bonne heure de craquements articulaires beaucoup plus accentués, beaucoup plus âpres, donnant absolument la sensation du « moulin à poivre ».

Nous n'insisterons pas sur les manifestations rhumatoides primitives du purpura dont le cortège de troubles gastro-intestinaux et l’apparition de l’exanthème à bref délai viendront vite fixer l’observateur.

Ne citons qu’en passant l’ostéo-myélite prolongée, chronique siégeant parfois au voisinage des articulations ; cette affection est en effet toujours accompagnée au début d’une fièvre plus ou moins intenseet à laquelle | se rattache toute une chaine de lésions lointaines caractéristiques qui font défaut dans la syphilis.

Les tumeurs osseuses au début, l’ostéosarcôme surtout, sont souvent d’un diagnostic fort délicat en l’absence des indications d'ordre général données plus haut. L’astéosarcôme, par exemple, a de nombreux points de ressemblance avec le syphilôme diaphyso-

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