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ment plus ou moins appréciable, un épaississement de la capsule, la sensibilité des culs-de-sac, etc., sans déterminer une contracture par vigilance musculaire qui limite d’une manière active et non mécaniquement les mouvements de l'articulation ». De plus, d’après Fournier « les lésions osseuses de la syphilis héréditaire tardive sont presque toujours exemptes de complications locales graves, susceptibles de retentir sur l’état général et de menacer la vie par épuisement, par cachexie progressive ». Du côté opposé « on observe au contraire des complications locale graves qui aboutissent souvent à une altération progressive de l’économie entraînant la mort. |
L'examen des faits prouve l’exatitude des proposiüons de M. Fournier relatives à l’absence ou à lapparition de complications locales dans la syphilis héréditaire tardive et la scrofule. Mais l’état général est quelquefois influencé dans les affections ostéoarticulaires de la première de ces maladies : du reste M. Fournier en convient bien lui-même en parlant des douleurs spontanées qui les accompagnent dans certains cas: «ces douleurs ont pour conséquence naturelle divers troubles symptômatiques tels que : troubles moteurs, gêne des mouvements, difficulté ou impossibilité de la marche... quand les lésions occupent les membres inférieurs, nécessité du repos, voire d'un repos assidu, prolongé, agitation, insomnie, fatigue, état nerveux, parfois même réaction sur les fonctions digestives etsur l’état général. » Lannelongue a résumé ainsi l’évolution anatomo-clinique différente des deux sortes d’arthropatie: « lorsque la tuberculose évolue
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. du sein d’un os vers la surface, le mode de propagation : à quelque chose de spécial. La périphérie de l'os s’em: pâte, ilest vrai, mais cet empâtement, constitué par les fongosités émanées du foyer tuberculeux et non diffus, reste assez longtemps sous cette forme. Plus. tard les fongosités envahissent les muscles, les aponévroses ou se répandent dans les éspaces celluleux. Bref, le mal va s’éloignant de l'os, du foyer primitif, au point d’en être entièrement isolé parfois. Durant cette évolution, les fongosités se sont ramollies à leur centre, constituant désormais un abcès tuberculeux. Le syphilome, au contraire, bossue la surface de l'os, la rend noueuse, montueuse, la soulève à la façon d’une tumeur profondément logée ; mais quel que soit son dévoloppement il ne se sépare pas de l'os, il y reste profondément incrusté, et si plus tard il se désagrège, c’est pour aboutir au cratère gommeux que je vous ai toujours montré entouré de son talus osseux. »
Un des traits saillants du diagnostic est donc que les manifestations articulaires hérédo-syphilitiques sont à peine phlegmasiques, jamais fongueuses, et. rarement suppuratives, d’où la dénomination plus juste d’arthropathie de préférence à arthrite qui indique une inflammation articulaire ; l’arthro-tuberculose est au contraire généralement fongueuse, constam-
ment inflammatoire et pyogénique ».
C’est vrai même pour l’hydarthrose tuberculeuse ; car si au début elle peut seconfondre aveë l’hydarthrose syphilitique, revêtir, elle aussi, une allure intermittente, avoir un début insidieux, lent, sans douleur, laisser libres les mouvements articulaires, intacts les os et les
ligaments, épaissie irréguliérement la synoviale, elle finit néanmoins par se transformer à Ja longue en une forme suppurative.
De sorte que le terme naturel d’une arthropathie tuberculeuse quelconque, non traitée est l'apparition d’un abcès sessile ou par congestion, venant de la synoviale ou de l'os.
En présence d’une lésion fistulisée, on devra donc immédiatement songer à la tuberculose ; car, à l'exemple de Wirckow, nous croyons que les arthropathies syphilitiques ne suppurent pas et que, s'il y a arthrite suppurée il faut toujours rechercher l'infection secondaire sur le rôle de laquejle nous nous sommes suffisamment expliqué dans le cours de ce travail pour n’avoir pas à y revenir.
Enfin la pierre de touche du diagnostic est encore ici le traitement spécifique, généralement nul et sans effet dans la scrofulo-tuberculose, il est le plus souvent efficace dans la syphilis, quand il est institué surtout au début de l'affection. Nous avons insisté plus haut sur la valeur de son infaillibilité ; nous en resterons là sur ce point et ne reviendrons pas non plus sur les autres notions générales qui sont la base du diagnostic de l'arthropathie hérédo-syphilitique.