‹ Contribution À L'Étude Des Arthropathies HémophiliquesChapitre 9 sur 33 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

L’arthropathie n’est qu’un symptôme de la diathèse hémophilique.

L’hémophileest un individu qui saigne spontanément, ou à la suite d’un traumatisme sans gravité. L’hémorragie se fait en nappe et dure interminablement, parfois avec des arrêts suivis de reprises, sous un caillot mou et non adhérent. Son aspect et ses conséquences varient avec son lieu de production.

Hémorragies par les cavités naturelles. — Epistaxis, hémorragies gingivales et buccales, hématémèses, entérorragies, hématuries, métrorragies.

Hémorragies interstitielles. — Leur symptomatologie est très variée, en rapport avèc leur siège : système nerveux, méninges, rétine, labyrinthe, poumon, foie.

Hémorragies intramusculaires. — Ces hématomes siègent le plus souvent dans le psoas et l’iliaque.

Hémorragies cutanées. —Taches et placards ecchymo-

tiques, ou hématomes sous-cutanés,suivant l’abondance.

Hémorragies articulaires. — Kréquentes dans les cas

sérieux, elles constituent la manifestations que nous étudions dans ce travail,

Jusqu'à Cruet (1908), Kœnig en Allemagne (1892), Meynet en France (1896),et tous les auteurs avaient dis-. tingué trois périodes dans l’évolution clinique de lPhémophilie articulaire :

1° Hémarthrose simple ;

2° Panarthrite ou arthrite subaiguë ;

-3° Ankylose.

Nous avons vu que Cruet établit une distinction utile entre les manifestations articulaires spontanées et les accidents provoqués.

Après avoir ainsi limité le groupe des arthropathies hémophiliques, il en divisa l'étude en quatre chapitres, d'après la gravité de l’'épanchement :

1° Hémarthrose légère, véritable poussée congestive articulaire ;

2° Hémarthrose bénigne non douloureuse ;

3° Hémarthrose grave douloureuse ;

4° Hémarthrite chronique récidivante, évoluant en trois phases, telle que la décrivait Kœænig.

Ce morcellement s’imposait-il ? Nous ne le pensons pas. Les trois premières formes ne diffèrent que par le degréde l’épanchement, et toutes peuvent s’observer successivement et sans ordre dans une articulation qui est le siège d’une hémarthrite chronique récidivante.

Nous conserverons, dans notre description, la classification établie par Kænig. Elle présente en outre l’avan- tage de s’adapter exactement au tableau anatomo-pathologique.

fe. a

Page 1