CHAPITRE IV
Développement.
Pour l'étude du développement, je me suis servi de deux procédés principaux. Dans l’un j'examinais au microscope de temps en temps une culture d’une date connue. Dans l’autre, je suivais, sous le microscope et dans la chambre chaude, l’évolution de bactéries ou de spores placées dans une goutte de bouillon dans une chambre humide.
Je me suis servi pour cela d’une chambre chaude que j'ai fait connaitre en 1885 et dont la figure est jointe ici : cette chambre chaude n’est qu’une étuve à température constante autorégulatrice de M. d’Arsonval, modifiée pour être appliquée au microscope.
Grâce à cette chambre chaude, il m'a été facile de suivre les diverses phases du développement.
A. Développement par division. — J'aurai peu à dire sur le développement par division de ce bacille; mes observations ne font que confirmer ce que l'on sait déjà, car l'étude de la bipartition de cette bactérie, quoiqu’elle soit assez volumineuse, est rendue difficile par sa petitesse.
Lorsqu'on ajoute à unc préparation d’une culture en plein développement une goutte d’une solution de teinture alcoolique d’iode, on amène une coloration et une forte rétraction du protoplasma. Cette rétraction permet de constater qu'il existe souvent, dans les plus longs bacilles, une cloison très mince (quelquefois elle m'a paru être incomplète). Cette cloison est plus ou moins épaisse, elle sépare la cellule en deux, puis s’épaissit et parait ensuite se diviser en deux, du moins son milieu paraît être plus mou, moins dense, mucilagineux suivant une ligne transversale. La cellule mère est alors divisée en deux cellules filles.
ViGwaz. — Bactériacées. 2
Lorsque les cellules filles auront atteint la taille de la cellule mère, elles se diviseront en deux de la même facon.
Les bipartitions successives se font toujours dans le même sens, elles sont parallèles. Les deux bacilles formés par une cellule mère sont rectilignes ou s’inclinent plus ou moins l’un sur l’autre, mais l'angle qu'ils forment est toujours très ouvert.
LT fe — A) en à