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Essence de moutarde...........
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LE BACILLE MESENTERICUS VULGATUS. a 41 Tableau Il. .
ARRÊTE SUBSTANCES. LE DÉVELOPPEMENT apres qu'il a débuté.
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Je dois ajouter quil présente aussi une remarquable résistance à l’action du suc gastrique, qui n’exerce aucune action sur lui; même après être resté à son contact pendant plus de vingt-quatre heures à une température de 37°-38, ce fait explique comment il se fait qu'on le retrouve en abondance dans l’enduit lingual et dans les matières fécales.
meer CHAPITRE VII
Nutrition.
Le bacille mesentericus vulqatus demande pour se développer une nourriture, un substratum nutritif assez complexe, jusqu'ici nous avons étudié son développement dans des milieux fort complexes; sans vouloir essayer de copier même de loin le magnifique travail de M. Raulin sur l’aspergillus niger, j'ai cherché du moins à me rendre compte quelles espèces d'aliments lui étaient nécessaires.
A cet effet, je l’ai ensemencé dansles solutions suivantes :
1° Solutions de sucre candi à 2, 4, 8, 12 p. 100. — Aucun développement.
2° Phosphate tribasique de potasse 0,5, tartrate d'ammoniaque 0,5, sucre 4 grammes, eau 100 grammes. — Aucun développement.
3° Liqueur de Cohn. — Aucun développement
4° Liqueur de Cohn avec 2, 4,8, 12 p. 100 de sucre candi. — Aucun développement.
5° Liqueur de Nægli. — Aucun développement.
6° Liqueur de Nægli avec 2, 4,8, 12 p.100 de sucre candi. — Aucun développement.
1° Solution de glycose, à 2, 4, 8, 12 p. 100. — Aucun développement.
8° Petit lait préparé à chaud (par conséquent ne contenant pas d’albumine). — Pas de développement.
9° Petit lait préparé à froid contenant par conséquent l’albumine de lait, mais cette albumine avait été précipitée par la stérilisation à 115°, — Aucun développement.
10° Liquide de Raulin neutralisé et pas neutralisé. — Pas de développement.
11° Liquide contenant : eau 1000“, soude trace, chaux 0#,25, sulfate de magnésie 1#,50, phosphate tribasique de potasse 8 grammes, silicate de potasse 0#,25, chlorure de
sodium 0,13 (1) avec 2, 4,8, 12 p. 100 de sucre. — Pas de développement. |
12° Le liquide précédent sauf que Le sucre est remplacé par de l’amidon. — Pas de développement.
13° Nous avons vu plus haut (page 31) que ce micro-organisme se développait admirablement bien à la surface des pommes de terre et qu'il transformait rapidement l’amidon en glvcose, aussi l’ai-je ensemencé sur un empois d’amidon ayant à peu près la même consistance que les pommes de terre (15 p. 100), mais je n'ai pas obtenu la moindre trace de culture, je l’ai alors ensemencé sur des empois plus faibles sans plus de succès.
J'ai alors préparé un empois d’amidon, avec les mêmes quantités de sels et d’eau que celle qui existe dans les pommes de terre.
Le mélange était formé de :
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Il se rapproche sensiblement de la composition de la pomme de terre, qui d’après Moleschott est composée de :
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(1) Le liquide présente à peu près la composition des sels de la pomme de terre.
J'ai divisé cet empois en trois, à la première masse Je n'ai rien ajouté, à la seconde j'ai ajouté 10 parties de peptone et à la troisième 100 grammes de sérum représentant 9 grammes de matière sèche.
Ces trois mélanges furent ensemencés et placés à l’étuve à 36° Dès le lendemain, le développement des bactéries sous la forme d’une belle membrane blanche et plissée s'était effectué sur Les deux masses contenant des matières albuminoïdes ; sur celle qui n’en renfermait pas, on renouvela les jours suivants à plusieurs reprises l’ensemencement sans le moindre succès. ,
Une matière albuminoïde paraît donc nécessaire au développement du bacille mesentericus vulgatus.
14 Infusion de haricots (haricots secs, 5: eau 100. — Développement, poids (1) des bactéries 05,123.
15° Infusion de carottes (carottes humides, 30 ; eau, 100). — Développement, poids des bactéries 0‘',094.
16° Infusion de pommes de terre (pommes de terre humides, 30; eau, 100). — Développement, poids des bactéries (0:,120.
17° [nfusion de foin (foin sec, 10; eau, 100). — Développement, poids des bactéries 0,131.
18° Infusion de navets (navets humides, 30; eau, 100). — Développement, poids des bactéries 0,104.
(1) J'ai essayé divers procédés pour arriver à peser les bactéries, le premier que j'ai mis en usage est celui recommandé par Nencki (Beiträge z. Biologie d. Spaltp, 1880), qui consiste à faire bouillir la solution nutritive avec 2.3 d'acide chlorhydrique, les bactéries d'après lui se précipitant en flocons daus la liqueur, il est alors facile de les recueillir sur un filtre. Ce procédé ne m'a pas réussi, car beaucoup de bactéries passaient à travers le filtre. Je me suis alors arrèté au suivant : j'ai préparé uue fois pour toutes une solution d’albumine que j'avais filtrée pour la rendre bien homogène et à laquelle j'ai ajouté un peu d'iode pour éviter la putréfaction. J'ajoutais 10 centimètres cubes de cette solution, pour chaque 100 centimètres cubes de liquide dont il s'agissait de recueillir les bactéries et 5 centimètres cubes d’une solution saturée d'acide picrique, puis je chauffais au bain-marie pendant ? heures. L'albumine en se coagulant englobaïit les bactéries, elle était alors jetée sur un filtre taré, lavée à l’eau distillée jusqu'à ce que celle-ci passe incolore (la grande puissance colorante de l'acide picrique m'était utile, car lorsque l'eau passait incolore j'étais sûr que j'avais entrainé toutes les matières solubles), puis séchée à 1000 et pesée. Je défalquais du poids que j'obtenais celui de l’albumine que j'avais déterminé une fois pour toutes, en la faisant se coaguler par la chaleur et l'acide picrique, dans l'eau distillée.
19° Solution à 3 p. 100 d'extrait de viande de Liebig. — Développement, poids des bactéries 0,132.
20° Solution à 25 et 50 de sérum de sang de bœuf. — Développement, poids des bactéries 05,072, 0:,093, DAT )
Comme on le voit, les matières albuminoïdes en solution paraissent être nécessaires pour que ce miCrO-0rganisme se développe; pour m'en assurer, j'ai repris quelquesuns des milieux dans lesquels 11 ne s'était pas développé précédemment et je leur ai ajouté des matières albuminoïdes.
21° Solution de sucre candi à 2, 4, 8, 12 p. 100 avec 1 gramme de peptone. Développement, poids des bactéries 05,126, 08,132, 08,137.
22° Phosphate tribasique de potasse 0,05, tartrate d’ammoniaque (0,5, peptone 1 gramme, eau 100. — Développement, poids des bactéries 05,132.
23° Liqueur de Cohn et 1 gramme de peptone p. 100. — Développement, poids des bactéries 0%,094.
24° Petit lait préparé à chaud (sans albumine) et 1 gramme de peptone p. 100. — Développement, poids des bactéries 05,103.
25° Liquide de Raulin neutralisé et 1 gramme de peptone p. 100. — Développement, poids des bactéries 0,102.
26° Liquide dont la formule est donnée au n° 41 et 1 gramme de peptone p. 100. — Développement, poids des bactéries 0*,142.
27° Solution de sucre candi à 2, 4, 8. 12 p. 100 avec 10 grammes de sérum sanguin (2). — Développement, poids des bactéries 05,412, 0:,124, 0%,142, Of,145.
28° Phosphate tribasique de potasse 0%,5, tartrate d’ammoniaque 0,5, sérum sanguin 10 centimètres cubes. — Développement, poids des bactéries 0*,120.
29° Liqueur de Cohn et 10 grammes de sérum sanguin. — Développement, poids des bactéries 0#,092.
(1) Ce sérum contenait 9 gr, 27 de sérine pour 100, il avait été stérilisé par 3 chauffages successifs à 58°.
(2) Ce sérum contenait 9 gr. ?7 de sérine pour 100, il était stérilisé à part et ajouté liquide aux solutions après que celles-ci avaient été stérilisées à l'autoclave.
30° Petit lait préparé à chaud (sans albumine) et 10 grammes de sérum sanguin. — Développement, poids des bactéries 0“,21.
31° Liquide de Raulin neutralisé et 10 grammes de sérum sanguin. — Développement, poids des bactéries 0#,104.
32° Liquide dont la formule est donnée au n° 11 et 10 grammes de sérum sanguin. — Développement, poids des bactéries 0%,1145.
Ces expériences montrent qu'une matière albuminoïde est nécessaire au développement du bacille #esentericus vulgatus, qu’elle soit fournie par de la peptone, de l’albumine musculaire, de la sérine, de l’albumine végétale. Il nous reste à savoir si elle peut être fournie par de la gélatine seule. A cet effet, j'ai lavé avec soin de la gélatine (marque de la comète) dans de l’eau distillée et je l'ai ajoutée aux liquides dans lesquels ce micro-organisme ne s'était pas développé lorsqu'ils ne renfermaient pas de matière albuminoïde, mais avait donné une culture lorsque j'en avais ajouté, et J'ai obtenu un développement très caractéristique quoiqu'il ne fût pas aussi abondant qu'avec l’albumine.
L’albumine seule n’est point suffisante, en effet ce microorganisme ne se développe pas sur de l’albumine d'œuf de poule cuite ou crue, ni sur le sérum sanguin qu'on a soumis à une dialyse prolongée pour le priver de ses sels.
J'ai done cherché l'influence de divers sels, pour cela j'ai préparé une assez grande quantité de bouillon juste neutralisé et dans une portion de ce bouillon j'ai cultivé Le microorganisme; comme moyenne de 4 essais j'ai obtenu après 6 jours de culture le poids de 0“,1417 de bactéries pour 100 grammes de bouillon, les pesées m'avaient donné 0,141, 0,143, 0,141, 0,142.
L'autre portion de ce bouillon fut soumise à la dialyse pendant 8 jours, la surface de la membrane du dialyseur était très grande et le liquide n’occupait qu'un centimètre de hauteur, l’eau distillée était changée toutes les douze heures, de sorte que je pouvais considérer ce bouillon comme à peu près exempt de sel.
33° Le bouillon dialysé me donna un poids de bactéries de 0,01. |
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34° Bouillon dialysé et 0%,5 p.100 de phosphate tribasique de potasse. Poids des bactéries 0%,06.
35° Bouillon dialysé et 05,25 de sulfate de magnésie. Poids des bactéries 05,025.
36° Bouillon dialysé et 0,5 phosphatetribasique de potasse et 05,25 sulfate de magnésie. Poids des bactéries 0%,04.
37° Bouillon dialysé et 0,05 phosphate tribasique de potasse, 0,25 sulfate de magnésie, 0,01 phosphate tribasique de chaux. Poids des bactéries 05,121.
38"Bouillon dialysé et 05,25 bitartrate de potasse. — Pas de développement.
39° Bouillon dialysé et 0,5 sulfate d'ammoniaque. — Pas de développement.
40° Bouillon dialysé et 0,5 phosphate d’ammoniaque. — Pas de développement.
41° Bouillon dialysé et 0,5 tartrate d'ammoniaque. — Pas de développement.
42° Bouillon dialysé et 05,25 bitartrate d’ammoniaque et 0,5 phosphate tribasique de potasse. — Pas de dévelop-
pement.
43° Bouillon dialysé et 0%,05 sulfate d'ammoniaque et 0,5 phosphate tribasique de potasse. — Pas de développement.
44° Bouillon dialysé et 0,5 phosphate d'ammoniaque et et 0“,5 phosphate tribasique de potasse. Poids des bactéries 0,115.
45° Bouillon dialysé et 0,5 tartrate d’ammoniaque et 0*",5 phosphate tribasique de potasse. — Pas de développement.
Bouillon dialysé avec 0:',5 chlorure de sodium. Poids des bactéries 0,18.
46° Bouillon dialysé avec 0“,5 phosphate de magnésie. Poids des bactéries 05,127.
47 Bouillon dialysé avec 0“, 5 phosphate de potasse. Poids des bactéries 0,2.
48° Bouillon dialysé avec 0,5 chlorure de potassium. Poids des bactéries 0,221.
49° Comme les expériences ci-contre que je viens de relater le montrent, les sels de potasse paraissent être par excellence favorables au bacille mesentericus vulgatus et en particulier le phosphate tribasique. Pour m'en assurer j'ai
ajouté des quantités croissantes de ce sel à du bouillon dialysé et j'ai obtenu les résultats suivants :
Poids
Bouillon dialysé avec : des bactéries.
0.2 phosphate tribasique de potasse pour 100. 0.04 0.4 -- — 0.055 0.8 — — 0.062 41.6 — — 0.065 2.4 — —- 0.053 3 — 0.053 4 — 0.04 6 —, — 0.037 8 0.021 10 — — 0.021 12 2 — 0.019 1% = — 0.018 16 = — 0.017 18 — 0.047
Je me suis alors demandé si ce micro-organisme en plein développement, et étant dans toute la force de sa vie, ne pourrait pas vivre dans des milieux dans lesquels il ne peut pas se développer, en un mot, si les substances qui ne peuvent lui servir à édifier peuvent être utilisées par lui lorsqu'elles sont seules comme matériaux d'entretien. Pour le rechercher, j'ai ensemencé un ballon-pipette Pasteur, à demi rempli de bouillon nutritif avec lui. Au bout de 48 heures de séjour à l’étuve, la surface du bouillon était recouverte par une zooglée fort épaisse et plissée. J'ai alors chassé le bouillon en prenant la précaution de conserver intacte la zooglée, puis à deux reprises J'ai fait passer en dessous d'elle un peu d'eau stérilisée, afin d'enlever le plus possible toute trace de bouillon, puis j'ai remplacé le bouillon par une solution à 5 p. 100 de sucre contenant 0,5 de phosphate tribasique de potasse.
Le lendemain je n'ai constaté aucun changement ; la zooglée est au fond du ballon. Le surlendemain également etainsi de suite pendant quinze jours. Jefis alors l'analyse de la solution du sucre, elle contenait 4 gr. 4 de sucre interverti par litre. Il me paraît évident que la faible quantité de sucre interverti trouvée est due non à une végétation de la plante (plus loin nous verrons que lorsqu'elle végète
LÉ BACILLE MESENTERICUS VULGATUS. ro)
elle aurait interverti beaucoup plus de sucre), mais probablement à ce que la zooglée contenait une certaine quanüté de diastase inversive, diastase que des expériences ultérieures nous feront connaitre.
En même temps que cette expérience, j'en faisais une autre dans laquelle la solution de sucre était remplacée par une à 3 p. 100 d’amidon. Je n'ai, dans ce cas, aussi observé aucun développement du micro-organisme ; l’analyse me montra que l’empois contenait 2 gr. 12 de glycose par litre.
La formation du sucre réducteur avec l’amidon est évidemment due aux mêmes causes que celle qui a amené l’inversion du sucre de canne.
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Vicnaz. — Bactériacécs.
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