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Fig. 45. — Tableau montrant la marche de la sécrétion de la présure sur les pommes crues.
Dans une autre série d'expériences le douzième jour je n'ai trouvé en fait de diastases que la présure et la caséase, le quatorzième jour elles avaient disparu, la diastase dissociant les végétaux n'existait plus à partir du huitième jour.
Mais, sauf ces légères différences, la marche de l'expérience fut absolument la même que dans la précédente, les
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quantités de diastases estimées d’après leur action furent aussi sensiblement les mêmes.
Sur les pommes de terre cuites, comme nous l'avons déjà vu, ce bacille se développe admirablement bien, mais la recherche des diastases qui sont sécrétées par ce bacille y est plus difficile que sur les pommes de terre crues, car sous l'influence de la coction les grains d’amidon se sont fortement gonflés et laissent difficilement passer les sucs sécrétés par le micro-organisme, de plus il est inutile d’y rechercher l’amylase, car cette diastase se trouvant sur ce milieu en contact avec une quantité considérable d’amidon est toute employée dans son milieu de culture à la transformation de l’amidon hydraté qui s’y trouve présent; pour m'assurer qu'il n’y en avait pas un excès non-employé j'ai mis de l’eau dans laquelle j'avais broyé des pommes de terre sur lesquelles le micro-organisme avait été cultivé en contact avec de l’amidon cuit, après avoir déterminé le pouvoir réducteur de cette solution sur la liqueur de Fehling, et j'ai trouvé le lendemain le même pouvoir réducteur, ce qui indique que toute la diastase était employée au fur et à mesure de sa production.
Comme à cause de l’imperméabilité des pommes de terre cuites la culture et les produits de la culture ne pénètrent presque pas, j'ai fait mes cultures sur des tranches de pommes de terre n'ayant pas plus de un centimètre d’épaisseur.
La quantité de sucrase sécrétée par ce bacille n’est pas très élevée, beaucoup moins que sur les pommes de terre crues : voici par exemple le résultat d’une expérience.
Un volume de l’eau de broiement de pommes de terre au deuxième jour de la culture mêlé avec son volume de solution à 50 p. 100 de sucre renfermait, après avoir passé 24 heures à l’étuve à 57°, 55,43 de sucre interverti estimé en saccharose.
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Des pommes de terre cultivées 3 jours donnèrent...
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Deux autres expériences faites exactement dans les mêmes conditions donnèrent des résultats presque identiques.
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Fig. 46. — Tableau montrant la marche de la sucrase sur les pommes de terre cuites.
J'aicherché si sur ce milieu le bacille sécrétait une présure et une caséase, je n’ai pu déceler que la première de ces deux diastases et encore existait-elle en très faible quantité, et le maximum que j'en ai trouvé fut le quatrième jour de la culture et une partie de liquide ne coagulait que 30 parties de lait.
Quant à la diastase dissociant les cellules végétales, je ne puis affirmer positivement son existence, elle me paraît cependant exister en très faible quantité.