‹ Contribution à l'étude des bactériacées (Le bacille mesentericus vulgatus)Chapitre 11 sur 34 · MOELLE D'UN EMBRYON DE MOUTON DE 171 CENTIMÈTRES DE LONG · texte numérisé non relu

MOELLE D'UN EMBRYON DE MOUTON DE 171 CENTIMÈTRES DE LONG

Nous étudierons à présent la moelle d’un embryon de mouton long de 47 centimètres, qui correspond comme développement à un fœtus humain âgé de 4 mois.

La coupe transversale de la moelle d’un embryon de cet

âge, faite sur une pièce traitée par le mélange d'acide osmique et d'alcool et colorée ensuite par le picro-carminate d’ammoniaque, montre de suite que la moelle a beaucoup augmenté de volume, elle mesure, en effet, plus de f millimètre 8/10, suivant son diamètre antéro-postérieur, tandis qu’elle n’en mesurait que 9/10 de millimètre dans un embryon long de 10 centimètres.

Le canal central a continué à diminuer de grandeur, il se présente alors sous la forme d’une mince ouverture ovalaire plus étroite près de la scissure postérieure que du côté de l’antérieure ; à cette extrémité, on remarque toujours le cône de cellules épithéliales à longs prolongements, que nous avons déjà signalé dans les moelles plus jeunes, précédemment décrites ; dans tous les autres points ce canal est bordé par une couche unique de cellules épithéliales.

La substance grise paraît être formée, dans sa plus grande portion du moins, par des cellules assez développées au milieu desquelles les cellules nerveuses se voient fort nettement, car elles tranchent parmi les autres par la manière intense dont elles absorbent l’osmium etle carmin ; elles sont réunies en trois groupes. Les deux premiers, le groupe antérieur etle groupe latéral, nous les connaissons déjà pour les avoir vus dans les moelles décrites plus haut; le troisième vient de faire son apparition, il se trouve situé proche des côtés du canal de l’épendyme ; quoiqu'il n’occupe pas encore exactement la place qu'il aura dans la suite, il me paraît être le groupe de cellules nerveuses qui se trouvent dans la colonne de Clarke (pl. IL, fig. 4).

La corne postérieure est toujours formée par des cellules qui paraissent plus jeunes que celles de la corne antérieure, sa direction oblique en dehors, par rapport aux scissures, est plus accentuée encore que précédemment.

Enfin dans la substance blanche, on remarque un plus grand nombre de cellules que dans l'embryon de 10 cenüimètres. Les septa que la pie-mère envoie dans cette substance sont aussi plus nombreux et on les aperçoit assez facilement.

Quoique les scissures soient beaucoup plus profondes que précédemment, elles n’ont pas augmenté proportionnellement de longueur. En effet, si on mesure sur une moelle

CELLULES NERVEUSES. " 95 de cet âge, premièrement la longueur existant entre l'extrémité antérieure du canal de l’épendyme et le haut de la scissure antérieure, puis la longueur de la scissure antérieure, et qu’on répète la mème opération avec la scissure postérieure, on verra que l'allongement des cornes antérieures et postérieures joue à présent un rôle important dans Ja formation des scissures.

Cellules nerveuses. — Dans une dissociation d'un fragment de substance grise, on ne retrouve presque plus d’éléments embryonnaires, et la grande majorité des cellules qu'on aperçoit peuvent être classées, soit parmi les cellules nerveuses, soit parmi les cellules de la névroglie, soit enfin parmi les cellules épithéliales. Les cellules nerveuses paraissent ètre, surtout si on compare une dissociation d’une moelle de cet âge avec celle d’une moelle d’un âge plus jeune, excessivement nombreuses; on en rencontre quelques-unes très jeunes, d’autres qui le sont moins, mais toutes, mème les plus développées, ont, sauf en ce que leur protoplasma est plus volumineux et en ce qu’elles présentent presque toutes un plus grand nombre de prolongements, le même aspect que celles que nous avons déjà décrites dans la moelle d’un embryon long de 10 centimètres.

La seule différence vraiment notable qui se révèle dans la structure intime des plus grosses cellules nerveuses est que le prolongement de Deiters est beaucoup plus net; on le distingue facilement, grâce à son homogénéité, des autres prolongements.

J'ai examiné la moelle d’un fœtus humain de 4 mois, mais comme ce fœtus n’était pas absolument frais, je n’ai pu faire que des coupes de sa moelle, car les éléments étaient trop altérés pour qu'on pût les étudier sur des dissociations ; la moelle de ce fœtus présentait, du moins dans sa grosse structure (la seule que j'ai pu étudier), un aspect semblable à celui que-je viens de décrire de la moelle d'un embryon de brebis, long de 17 centimètres.

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