‹ Contribution à l'étude des bactéries bleues et violettesChapitre 101 sur 140 · INFLUENCE DU MILIEU · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU MILIEU

On sait que le pouvoir chromogène d’une Bactérie est fonction du substratum nutritif sur lequel elle se développe. Pour mettre en évidence la propriété chromogène d’un germe il est de

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toute nécessité d’utiliser un milieu de composition déterminée. Les terrains liquides et solides qui servent d’ordinaire à la culture des Bactéries tels que : eau peptonée, gélose peptone, etc... sont constitués par des substances peu définies. Il faut donc employer des milieux synthétiques ; nous signalerons à ce sujet les belles recherches effectuées par LASSEUR et ses Collaborateurs qui ont adopté pour effectuer ce genre d’études les milieux décrits dans les manuels sous les noms de milieux Lr et L2 (ce sont les abréviations par lesquelles sont désignés le milieu synthétique I et le milieu synthétique IT de LaAssEuR). Pour réaliser un milieu synthétique ds composition déterminée un point retiendra particulièrement notre attention: on doit avant tout s'assurer du degré suffisant de pureté des substances que livre le commerce, sinon il faut procéder à leur purification. En effet, si certains éléments sont absolument indispensables à l’état de traces pour assurer la chromogénèse, la présence d'autres substances, même à des doses infinitésimales, peut gêner ou empêcher la chromogénèse.

LassEUR dans une étude sur le pouvoir chromogène (1913) (1) a attiré plus particulièrement l’attention sur l’eau utilisée dans la préparation des milieux synthétiques. À l’aide de mesures de conductibilité électrique ül s’est assuré que cette eau renfermait le moins possible d’impuretés mesurables: LASSEUR considère comme bonne, une eau pour laquelle la conductibilité spécifique correspond à K Æ 1,10 à 25° C.

Ce résultat s'obtient facilement en soumettannt l’eau distillée ordinaire à une distillation dans des appareils en cuivre et étain décrits par BoURDIL- LON (1913) modifiés par GIRARDET.

La purification des substances utilisées étant réalisée il faut encore éviter l’apport de substances étrangères par l'intermédiaire des vases servant aux cultures. À la température ordinaire l’eau distillée attaque certains verres avec une assez grande facilité. FRESENIUS (1879) avait déjà signalé que l’eau distillée attaque le verre de Bohême à la température de 100° C. Cette attaque du verre par l’eau a été étudiée d’une façon systématique par LASsEUR et ses Collaborateurs.

Les vases en verre très résistant ayant contenu de l'eau distillée depuis longtemps doivent être préférés à des récipients neufs. On peut cependant vieillir artificiellement des vases en les soumettant à l’action d’un courant prolongé de vapeur d’eau ou en les portant plusieurs fois à l’autoclave à 120° C. après les avoir remplis au préalable d’eau distillée.

(1) In Recueil publié à l'occasion du jubilé scientifique du Professeur G. LE Monnier, Berger-Levrault, 1013, pp. 00-11.

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