‹ Contribution à l'étude des bactéries bleues et violettesChapitre 102 sur 140 · INFLUENCE DE L'ÉPAISSEUR DE LA COUCHE LIQUIDE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE L'ÉPAISSEUR DE LA COUCHE LIQUIDE

LASSEUR a montré que la coloration des cultures obtenues avec les germes chromogènes pouvait être fonction, dans certains cas, de l’épaisseur de la couche liquide ensemencée. C’est ainsi qu'il a observé que B. chlororaphis, B. Le Monnieri montraient des aspects culturaux variables en relation avec l’épaisseur de la couche du liquide utilisé.

T1 a comparé les résultats obtenus en ensemençant en même temps des tubes à essai et des ballons contenant du milieu synthétique. Puis, pour éviter des causes d'erreur dûes à la nature des parois, l’auteur a utilisé des vases sur lesquels étaient soudés des tubulures latérales de diamètre décroissant.

INFLUENCE DU pH DES MILIEUX DE CULTURE SUR LE POUVOIR CHROMOGÈNE

Il y a vingt-cinq ans environ on préconisait des milieux à réaction acide pour cultiver les Champignons et les milieux à réaction neutre ou alcaline pour le développement des Bactéries.

Bien des irrégularités de croissance constatées avaient démontré déjà la nécessité de préciser davantage la notion d’acidité ou d’alcalinité des milieux nutritifs.

Dès 1905, les Américains s'étaient efforcés de standardiser la réaction des milieux de culture.

En France le tournesol et la phénol-phtaléine étaient utilisés comme indicateurs dans la neutralisation des substratums nutritifs et les efforts de GRIMBERT (1808-1903) étaient restés vains.

Les travaux de V. HENRI (1906) soulignant le rôle des ions H+ en Biologie avaient été dédaignés par ses contemporains. Il fallut attendre l’arrivée de SORENSEN et la publication du célèbre travail de CLARCK (1923) pour voir entrer dans la pratique courante, les nouvelles méthodes consacrées à la recherche de la concentration en ions H+ du milieu.

ABT (1923) a vulgarisé les méthodes colorimétriques permettant la détermination de la concentration en ions H+. Il signalait les nombreux indicateurs permettant de déterminer d’une façon approximative l’ordre de grandeur du pH et montrait toute l'importance qu'il y avait à mesurer d’une manière précise la réaction des milieux de culture.

Depuis cette époque de très nombreux mémoires ont été consacrés à l'ap-

plication du pH en Microbiologie. Les méthodes électrométriques ont pris le pas sur la détermination colorimétrique du pH. Mais la méthode électrométrique quoique plus précise comporte néanmoins de nombreuses causes d'erreur.

Lasseur, M. Orrvier, À. Duparx (1030), LASSEUR, FRIBOURG et GRO- JEAN (1923), Dupaix (1933), ont étudié la relation existant entre le pH du milieu nutritif et le pouvoir chromogène de B. carvocvaneus. Ts ont montré que si l’on observait un maximum de fluorescence à pH = 7,2, il était dû à une concenctration en ions H+ plus favorable à la multiplication bactérienne. La production du pigment bleu violet et du pigment bleu par cotitre s’observe surtout dans des zones de concentration variant de pH = 5,4 à pH = 7. Mais c'est dans des milieux de pH = 6 que le pigment violet apparaît le premier.

T1 ne faut pas oublier cependant qu’au cours de son développement la Bactérie modifie d’une façon considérable le milieu où elle vit. L'hydrolyse de l’asparagine avec formation d’ammoniaque par les Bactéries fluorescentes est un fait tout à fait banal,

Les Bactéries aérobies se développent en surface : donc dans les premières heures de culture une zone de quelques millimèetres de hauteur est le siège de modifications profondes. Or la diffusion des produits microbiens n’est pas instantanée, Il en résulte que la zone de végétation active peut être à un pH très différent de celui du reste du liquide. C’est ce qui explique pourquoi les mesures de pH effectuées sur une partie aliquote de culture, prélevée sans précautions spéciales peuvent conduire à des conclusions erronées. Ainsi, lorsqu'on note une fluorescence verte dans un milieu de pH initial — 4,63 la zone de liquide où la fluorescence est apparue n’est pas à pH = 4,63, elle peut être par exemple comprise entre pH = 6,8 et pH = 72.

INFLUENCE DE QUELQUES ÉLÉMENTS ENTRANT DANS LA COMPOSITION DU MILIEU SYNTHÉTIQUE

Page 1