ROLE DES PIGMENTS BACTÉRIENS
L'étude du rôle des pigments bactériens a soulevé de nombreuses discussions qui n’ont pas encore jusqu'ici amené de conclusions tangibles.
ENGELMANN (1883-88) pensait que les Bactéries pourpres étaient capables de décomposer CO? en présence de radiations lumineuses avec mise -en liberté d'oxygène.
Ces faits confirmés par DANGEARD ont été contestés par MoLisx et WINOGRADSKY (1800).
Bien des savants ont jugé avec BUDER (1919) qu'il faut admettre l’existence d’une photosynthèse (ENGELMANN) et d’une chimiosynthèse (Wino- GRADSKY).
On retrouve une théorie analogue dans l'assimilation chlorophyllienne. « BLACHMANN (1020) a montré en effet que l'assimilation chlorophyllienne est la résultante de plusieurs réactions, les unes photochimiques de vitesse V,, les autres non photochimiques de vitesse V,. V, dépend de la puissance du rayonnement incident, du. pouvoir absorbant de la chlorophylle, de la fréquence du rayonnement et un peu de la température; par contre, V, est tout d’abord sous la dépendance de la température, puis de la te. neur en CO? du milieu extérieur et de l'état du protoplasme incolore. Dans
(1) Pour rédiger cette partie du travail nous avons fait de larges emprunts à: Observations sur le pouvoir chromogène des Bactéries, par A. Dupaix, Bull. Assoc. des Dipl. de Microb., n° 2, 1931.
cette théorie le protoplasme joue un rôle secondaire. » (A. DUPAIX, 1931). Les Bactéries pourpres peuvent réduire CO? (photosynthèse) avec mise en liberté d'oxygène qui leur permet d’oxyder H?S (chimiosynthèse). Pour WURMSER (1930), l'assimilation chlorophyllienne peut être représentée comme suit :
[ photolyse — (1) 2H20 — 2 H2 + O7?
I couplage — (2) 2 H2 + O? = H20 |